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mardi 24 avril 2018 | Connexion

Me Fatimata Dicko-Zouboye, Présidente de L’AJM : « Nous accompagnerons l’Etat à organiser d’élections crédibles et transparentes »  

 

Célébrant le trentième anniversaire de l’Association des Juristes Maliennes(AJM), la Présidente Me Fatimata Dicko Zouboye explique qu’au nombre de défis que son Bureau entend relever figurent en bonne place l’organisation des élections de 2018, la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale et la défense des victimes des violences.

 

Le 13 janvier 1988 et le 13 janvier 2018, jour pour jour, l’Association des Juristes Maliennes (AJM) a 30 ans d’existence. Pour célébrer ce moment important de leur organisation, les femmes magistrates, avocates, notaires, huissiers, commissaires de justice et juristes d’entreprises se sont donnés rendez-vous à la Maison de partenariat de Bamako en présence du Ministre de la Justice Gardes des Sceaux, Hamidou Younoussa Maïga, et de sa collègue des Droits de l’Hommes, Me Kadidia Sangaré Coulibaly.

Créée suivant récépissé n°0045/M.A.T/D.B./DNICT du 13 janvier 1988, l’AJM a pour objectif de faire la promotion et la protection des Droits de la femme et de l’enfant.

Devant des militantes de l’AJM, la Présidente Zouboye a souligné que cette commémoration célèbre les trente années de mobilisation militante, activités consacrées à la défense des droits légaux et légitimes des femmes démunies et des mineurs à travers l’assistance juridique offerte par les cliniques juridiques. Aussi, elle assure la diffusion de l’information juridique aux populations grâce aux causeries débats sur divers thèmes. Et, enfin, il s’agit de faire des recherches pour faire avancer le Statut juridique et socio-économique de la femme.

Reconnaissante du passé, Me Fatimata Dicko-Zouboye a rendu un hommage mérité aux pionnières, fondatrices de l’AJM. Il s’agit, entre autres, de Madame Manassa Dagnoko, Présidente de la Cour Constitutionnelle ; de Madame Diarra Fatoumata Dembélé, Magistrate, ancienne Vice-présidente de la CPI ; de Madame Diallo Kaita Kayentao, Magistrate, ancienne Présidente de la Cour Suprême ; Me Soyata Maïga, Magistrate puis Avocate, Présidente de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, et de Me Kadidia Sangaré Coulibaly, Avocate, Ministre des Droits de l’Homme.

Après avoir créée cette association, aux dires de Me Zouboye, celles-ci ont mobilisé les jeunes, leur ont transmis les vertus de l’engagement en faveur de leurs sœurs qui n’ont pas accès à l’information juridique, qui ne comprennent pas les méandres des procédures judiciaires et ne disposent pas des frais de consignation, parfois même, des frais de transport pour venir à la clinique juridique exposer leurs problèmes. Ici intervient l’AJM pour apporter de l’assistance nécessaire. C’est le but de son existence.

En concert avec les structures de l’Etat, indique la Présidente, l’AJM continuera sa mission d’assurer la protection et la défense des Droits des femmes et des enfants notamment contre les violences basées sur le genre.

Il faut noter que, durant les dix dernières années, les activités menées par l’AJM ont concerné plusieurs localités du pays et Bamako, à travers ses antennes à Kayes, Mopti, Tombouctou et Gao. La sensibilisation, à travers des causeries débats/foras et émissions radios sur les violences basées sur le genre, a touché 4000 personnes. L’assistance juridique et judiciaire offerte à plus de 800 personnes (consultations juridiques et des cas de prise en charge devant les juridictions), des formations offertes à des para juristes, des magistrats, des officiers de police judiciaire, des femmes leaders et des leaders communautaires. A cela s’ajoute aussi la prise en charge psychosociale des déplacés pendant la crise à Gao (9000 personnes) et Bamako (10.000 personnes) et 5 femmes détenues en état de grossesse.

Les témoignages des bénéficiaires ont meublé la cérémonie. 

Le Ministre de la Justice, Hamidou Younoussa Maïga, s’est félicité de la franche collaboration de son Département avec l’AJM. Selon lui, l’offre de service de l’AJM soutient l’Etat en facilitant l’accès des femmes et des enfants au service public de la justice en leur permettant de se faire assister d’un Avocat devant les juridictions. 

« L’AJM rapproche la justice du justiciable avec son réseau de para juriste qui conseillent et orientent les populations à travers tout le pays. Elle lutte contre le travail des enfants et les mariages précoces t forcés. Elle soutient les femmes candidates aux élections », a ajouté le Ministre.

Pour le projet de l’AJM, la demande de reconnaissance d’utilité publique et une requête pour l’obtention d’un siège, émis par sa présidente, le Ministre de la Justice Hamidou Maïga, sans promettre, s’est engagé à soutenir l’AJM pour la réalisation de son projet. 

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