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mardi 24 avril 2018 | Connexion

Le chef de la Minusma met les parties signataires de l’accord dos-à-dos

Dans une interview accordée au magazine français Paris Match, Mahamat Saleh Annadif, chef de la Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali) renvoient les différentes parties de la crise malienne dos-à-dos dans le retard de la mise en œuvre de l’accord.

“Les parties signataires ne se font pas confiance. Les groupes armés, comme la CMA et Plateforme y sont pour quelque chose. De juillet 2016 à septembre 2017, leur conflit a mis les négociations en stand-by. La lente mise en œuvre de l’accord n’est pas seulement la faute des querelles internes maliennes. La communauté internationale a un rôle à jouer et doit accompagner sa mise en œuvre rapide. Il y a du retard, mais les autorités intérimaires commencent seulement à fonctionner, après deux ans de bafouillage. Malgré l’attentat du 18 janvier 2017 contre la base du Moc (Mécanisme opérationnel de coordination de sécurité) installé à Gao, les Maliens continuent de travailler. Certes, tout n’est pas encore parfait, mais les régions de Kidal et de Tombouctou doivent bénéficier de nouveaux services issus de l’accord de paix, comme cela a été le cas à Gao avec la présence des patrouilles mixtes du Moc”, a détaillé le diplomate tchadien.

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