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Revue de Presse du lundi 15 janvier 2018.

Le PM à Alger, la CMA à New-York, la violence policière à la Une

Le Mali continuera à bénéficier de la solidarité, de l’accompagnement et du soutien de l’Algérie pour relever les défis auxquels il fait face. Tel est la conclusion de l’audience que le président de la république algérienne démocratique et populaire SEM Abdel Aziz Bouteflika a accordé au Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, rapporte la Primature.

Pour le site TSA, Alger est prêt à encourager les mouvements maliens à s’inscrire davantage dans la dynamique de l’Accord de paix en se rapprochant des autorités de Bamako pour consacrer la réconciliation nationale.

Dans le cadre de la bonne coopération, l’Essor met à la Une 12ème édition de la FEBAK, invitée d’honneur, l’Algérie affiche ses ambitions pour le marché Malien. Près de 600 exposants participent à cette rencontre économique biennale, dénombre le quotidien national.

L’Indépendant s’intéresse beaucoup plus au séjour de la CMA à New-York. Il précise que c’est Bilal Ag Acherif qui a présenté la situation du Mali devant les membres du conseil de l’Atlantique.

"Aucune malice ne fera avancer le processus de paix.", désapprouve IBK. Le président IBK a dénoncé l’invitation de l’ONG américaine qui a invité les membres de la CMA aux USA, rapporte Mikado.

IBK accuse et l’ONU se défend, titre l’Indicateur. Non. Il faut que les comportements parallèles désobligeants cessent également aussi”, a assené Ibrahim Boubacar Keïta. Du côté des Nations unies, on refuse d’endosser l’initiative de ce voyage controversé. Reste que selon nos confrères de RFI, la sortie d’IBK n’a aucun effet sur l’administration de Donald Trump, puisque le gouvernement américain devrait recevoir prochainement les ex-rebelles à la Maison blanche.

L’Indépendant titre à la une : mobilité des groupes terroristes contre les forces maliennes et internationales. L’Etat islamique menace les pays du G5 Sahel et leurs partenaires d’attentats.

Bastonnades contre libertés constitutionnelles, indique le Renouveau. De plus en plus, les manifestations sont violemment réprimées par les forces de l’ordre. Le journal prend l’exemple sur le sit-in du collectif des Amazones, organisé le vendredi dernier devant le siège de l’Assemblée nationale. Si certaines populations dénoncent un abus de pouvoir de la part des autorités, les journalistes victimes eux aussi, qualifient cet acte de “recul de la démocratie” dans notre pays.

La même source s’exclame en ces termes : « “Manifestez, on vous gaze !” Pour l’honneur du Mali et le bonheur des Maliens. »

Cette attitude est inadmissible, répond le Pays. Qu’il fasse attention. Le peuple est déçu et vit une souffrance extrême dans son âme à cause de la mauvaise gouvernance. Si en plus de cela le régime décide de le brutaliser de la sorte, il risquera de se révolter et tout le monde sait les conséquences lorsqu’un peuple décide de ne plus respecter les autorités, avertit le Pays.

Le Républicain s’invite et s’exclame : halte à l’Etat policier !

Sur un tout autre plan, on parle de l’adoption du statut autonome des enseignants. Malgré cette adoption, les syndicalistes maintiennent toujours leur mot d’ordre de grève. Ils exigent la promulgation de la loi, le décret d’application et l’arrête de modalité de transposition faute de quoi. La grève en cours reste donc maintenue, rapporte le Républicain.

On termine avec Katilé qui recadre Raky Talla selon le Sursaut. A la faveur d’une conférence de presse, selon M. Katilé, l’Etat s’est engagé à payer de façon globale les droits des travailleurs compressés. Notamment, les arriérés de 194 travailleurs de l’HUICOMA SA en sit-in à la Bourse du Travail pour la période allant du 1er janvier au 31 mai 2010. Un montant selon M. Katilé qui sera prélevé sur la provision de 2 milliards 100 millions FCFA. Comme promis, l’Etat a déboursé cette enveloppe qui était considérée au départ comme une aide sociale à ces travailleurs qui siégeaient à la Bourse de Travail. Mais à sa grande surprise, le Secrétaire Général de l’UNTM, affirme avoir appris qu’il y a eu de la magouille dans la gestion de ce montant de la part de sa centrale (dirigée à l’époque par Siaka Diakité). D’ailleurs, lors de cette conférence de presse, Seydou Diarra, le secrétaire chargé de la syndicalisation de l’UNTM souligne que ce fonds a été totalement géré par les structures de l’Etat, la centrale syndicale n’ayant fait qu’orienter les décisions; ce qui relève de son rôle. M. Katilé soutient que l’Etat doit plus de 8 milliards FCFA rien qu’aux travailleurs de l’HUICOMA SA de Koulikoro. Et dure qu’il pensait qu’une solution avait été trouvée aux problèmes de cette huilerie cotonnière. Cela au regard que ces derniers temps beaucoup de ministres de la République s’y rendaient à plusieurs reprises sans daigner associer l’UNTM. Ceux-ci ont eu même à constituer une commission pour gérer la situation ; commission qui aurait demandé les comptes bancaires des compressés pour faire des virements, s’étonne le secrétaire général de l’UNTM. En plus de cette maladresse que la ministre Raky Talla veut maquiller par des dénonciations, Yacouba Katilé s’indigne devant l’état de fait que le gouvernement veut occulter le cas des autres travailleurs compressés, pour faire de celui de Koulikoro sa seule préoccupation. C’est pourquoi il a profité de cette sortie pour attirer l’attention des plus hautes autorités sur la situation des travailleurs d’autres entreprises telles que l’UTMA de Kita, la CMDT de Koutiala, l’Hôtel Azalai de Tombouctou, qui ont le même sort que ceux de l’HUICOMA SA de Koulikoro. Au total, selon M. Katilé l’Etat doit payer 12 milliards FCFA (dont 8 milliards à ceux de l’HUICOMA SA de Koulikoro) en guise de droits et d’indemnités à tous ces travailleurs dans la situation de compression. C’est pourquoi, il a affirmé qu’au lieu de chercher un affrontement avec les syndicalistes, le gouvernement devrait plutôt respecter ses engagements. Sans quoi, le secrétaire général de l’UNTM n’exclut pas très prochainement d’envisager des actions, pouvant paralyser encore les services publics de l’Etat. Lerenard-mali.net

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