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samedi 18 novembre 2017 | Connexion

Insurrection populaire au Burkina : Commémoration de l’an 3 de l’événement

31 octobre 2014, 31 octobre 2017 ; cela fait trois ans jour pour que les Burkinabè mettaient fin au régime dictatorial de Blaise COMPAORE. C’était suite à plusieurs manifestations qui ont abouti à une insurrection populaire. Une insurrection qui a entrainé des pertes en vie humaines et beaucoup de blessés et de dégâts matériels. Ce mardi 31 octobre 2017, le peuple burkinabè a salué la mémoire des disparus de cette date fatidique. C’était à la place des martyres à Ouagadougou.

Le 31 octobre est la date anniversaire de l’insurrection populaire qui a mis fin au régime de Blaise COMPAORE au Burkina. Cette insurrection qui a fortement secoué le pays en 2014 a entrainé la mort de plusieurs personnes et a causé beaucoup de blessés. Chaque année un hommage national est rendu à ces derniers qui sont élevés au rang de héros nationaux. Ce 31 octobre 2017, les burkinabè ont une fois de plus sacrifié à cette tradition à travers la commémoration du troisième anniversaire de l’insurrection populaire.

Une minute de silence à travers tout le pays, hommage militaire et dépôt de gerbe de fleur par les plus hautes autorités du pays sont les événements qui ont ponctué la cérémonie de cette commémoration. Une date triste mais de fierté également pour les burkinabè en ce sens qu’elle rappelle leur bravoure et leur aspiration à la démocratie. Pour le ministre de la sécurité burkinabè Simon COMPAORE qui a pris à la cérémonie de commémoration, le 31 octobre est une grande date pour les burkinabè et pour tous ceux qui aspirent à la démocratie en ce sens qu’elle a réuni tous les Burkinabè autour d’une lutte commune qui a abouti à la chute d’une dictature au prix de sacrifices suprêmes. Pour lui, cette date témoigne aux yeux de tous que « plus rien ne sera comme avant » au pays des hommes intègres.

Cependant, même si les burkinabè se réjouissent de leur victoire suite à l’insurrection populaire, ils restent néanmoins insatisfait quant à la justice qui doit être rendue à ceux qui sont tombés les 30 et 31 octobre 2014. Ils attendent toujours cette justice qui piétine depuis trois ans. Pour Franck Zoudaga SIA, président de l’Association des blessés de l’insurrection, « la meilleurs façon de rendre hommage aux victimes de l’insurrection populaire c’est de leur rendre justice ». Il en appelle donc à la bonne conscience des magistrats et demande au gouvernement d’œuvrer à garantir l’indépendance de la justice afin qu’elle puisse traiter le dossier de l’insurrection en toute impartialité.Après cette commémoration, Les parents des victimes et les blessés comptent se concerter davantage afin de trouver les voies et moyens pour que justice leur soit rendu. Valentin MANO

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