lerenard lerenard
lundi 22 janvier 2018 | Connexion

Aissata Bathily

 

Célébrant le trentième anniversaire de l’Association des Juristes Maliennes(AJM), la Présidente Me Fatimata Dicko Zouboye explique qu’au nombre de défis que son Bureau entend relever figurent en bonne place l’organisation des élections de 2018, la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale et la défense des victimes des violences.

 

Le 13 janvier 1988 et le 13 janvier 2018, jour pour jour, l’Association des Juristes Maliennes (AJM) a 30 ans d’existence. Pour célébrer ce moment important de leur organisation, les femmes magistrates, avocates, notaires, huissiers, commissaires de justice et juristes d’entreprises se sont donnés rendez-vous à la Maison de partenariat de Bamako en présence du Ministre de la Justice Gardes des Sceaux, Hamidou Younoussa Maïga, et de sa collègue des Droits de l’Hommes, Me Kadidia Sangaré Coulibaly.

Créée suivant récépissé n°0045/M.A.T/D.B./DNICT du 13 janvier 1988, l’AJM a pour objectif de faire la promotion et la protection des Droits de la femme et de l’enfant.

Devant des militantes de l’AJM, la Présidente Zouboye a souligné que cette commémoration célèbre les trente années de mobilisation militante, activités consacrées à la défense des droits légaux et légitimes des femmes démunies et des mineurs à travers l’assistance juridique offerte par les cliniques juridiques. Aussi, elle assure la diffusion de l’information juridique aux populations grâce aux causeries débats sur divers thèmes. Et, enfin, il s’agit de faire des recherches pour faire avancer le Statut juridique et socio-économique de la femme.

Reconnaissante du passé, Me Fatimata Dicko-Zouboye a rendu un hommage mérité aux pionnières, fondatrices de l’AJM. Il s’agit, entre autres, de Madame Manassa Dagnoko, Présidente de la Cour Constitutionnelle ; de Madame Diarra Fatoumata Dembélé, Magistrate, ancienne Vice-présidente de la CPI ; de Madame Diallo Kaita Kayentao, Magistrate, ancienne Présidente de la Cour Suprême ; Me Soyata Maïga, Magistrate puis Avocate, Présidente de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, et de Me Kadidia Sangaré Coulibaly, Avocate, Ministre des Droits de l’Homme.

Après avoir créée cette association, aux dires de Me Zouboye, celles-ci ont mobilisé les jeunes, leur ont transmis les vertus de l’engagement en faveur de leurs sœurs qui n’ont pas accès à l’information juridique, qui ne comprennent pas les méandres des procédures judiciaires et ne disposent pas des frais de consignation, parfois même, des frais de transport pour venir à la clinique juridique exposer leurs problèmes. Ici intervient l’AJM pour apporter de l’assistance nécessaire. C’est le but de son existence.

En concert avec les structures de l’Etat, indique la Présidente, l’AJM continuera sa mission d’assurer la protection et la défense des Droits des femmes et des enfants notamment contre les violences basées sur le genre.

Il faut noter que, durant les dix dernières années, les activités menées par l’AJM ont concerné plusieurs localités du pays et Bamako, à travers ses antennes à Kayes, Mopti, Tombouctou et Gao. La sensibilisation, à travers des causeries débats/foras et émissions radios sur les violences basées sur le genre, a touché 4000 personnes. L’assistance juridique et judiciaire offerte à plus de 800 personnes (consultations juridiques et des cas de prise en charge devant les juridictions), des formations offertes à des para juristes, des magistrats, des officiers de police judiciaire, des femmes leaders et des leaders communautaires. A cela s’ajoute aussi la prise en charge psychosociale des déplacés pendant la crise à Gao (9000 personnes) et Bamako (10.000 personnes) et 5 femmes détenues en état de grossesse.

Les témoignages des bénéficiaires ont meublé la cérémonie. 

Le Ministre de la Justice, Hamidou Younoussa Maïga, s’est félicité de la franche collaboration de son Département avec l’AJM. Selon lui, l’offre de service de l’AJM soutient l’Etat en facilitant l’accès des femmes et des enfants au service public de la justice en leur permettant de se faire assister d’un Avocat devant les juridictions. 

« L’AJM rapproche la justice du justiciable avec son réseau de para juriste qui conseillent et orientent les populations à travers tout le pays. Elle lutte contre le travail des enfants et les mariages précoces t forcés. Elle soutient les femmes candidates aux élections », a ajouté le Ministre.

Pour le projet de l’AJM, la demande de reconnaissance d’utilité publique et une requête pour l’obtention d’un siège, émis par sa présidente, le Ministre de la Justice Hamidou Maïga, sans promettre, s’est engagé à soutenir l’AJM pour la réalisation de son projet. 

Nommé Chef de Gouvernement, Soumeylou Boubèye Maïga consacre sa première sortie à l’Extérieur du Mali à la République  Populaire Démocratique d’Algérie. Cette visite de SBM au pays d’Abdelaziz Bouteflika présage un tournant décisif dans le règlement de la crise malienne.

 

Le rôle joué par l’Algérie dans le règlement de la crise malienne est essentiel  avec à la clé la signature de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale.

Quelques jours après sa nomination à la Primature, Soumeylou Boubèye Maïga  effectue une visite de travail et d’amitié de 48 heures (les samedi et dimanche derniers) au pays frère d’Algérie en vue de renforcer les excellentes et fraternelles relations historiques que entretiennent les deux pays dans tous les domaines ainsi que du suivi de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, issu du processus d’Alger.

Ayant conduit les pourparlers qui ont abouti à la signature de cet Accord de paix avec les Groupes armés du Nord du Mali, l’Algérie préside le Comité de Suivi de l’Accord (CSA) à travers son Ambassadeur accrédité dans notre pays. Unis par l’Histoire et la Géographie, le Mali et l’Algérie entretiennent des relations particulières. Notamment sur le dossier du Nord.

Ce qui dénote que la présente visite de SBM dans ce pays voisin a des avantages : renforcer la coopération et donner un nouveau souffle à l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale dont la mise en œuvre est confrontée à la mauvaise volonté des Groupes armés signataires.

Selon un Diplomate en poste à Bamako, l’Algérie connait bien toutes les parties signataires de cet Accord issu du processus d’Alger et occupe une position incontournable dans le processus de sortie définitive de cette crise que traverse le Mali. Elle peut interpeler chacune des parties adverses au respect de l’Accord et, au besoin, elle est capable de prendre des sanctions.

Pour ce dernier, le séjour de SBM en Algérie (si seulement elle est d’accord) va permettre ‘’certainement’’ de mettre les choses à leur place en ce qui concerne les agissements belliqueux des groupes signataires.  Selon le Diplomate, après la France, c’est l’Algérie qui détient la clé.

Signé en 2015 à Bamako, l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, malgré tous les sacrifices consentis par le Gouvernement, ce dossier n’a pas atteint tous ses objectifs. Il s’agit, parmi tant d’autres, du retour des déplacés au pays, du retour de l’Administration dans toutes les localités du Nord et le Désarmement Démobilisation et Réinsertion des troupes des ex rebelles.

La nomination de SBM à la Primature entend répondre aux attentes des Maliens. Conscient de cette mission, l’ancien Secrétaire Général de la Présidence de la République ne veut pas perdre du temps. 24 Heures après sa nomination, il a reçu des Ambassadeurs accrédités au Mali dans son Bureau, a rendu visite aux familles fondatrices de Bamako et a rencontré, le 11 janvier, le Chef de file de l’opposition politique et les principaux Responsables qui la composent.

Cette démarche participative enclenchée par le Chef de Gouvernement se veut inclusive. Pour que toutes les forces vives du pays soient associées à la recherche d’une sortie de crise.

Un grand ami de l’Algérie, selon ses proches, le Premier Ministre Soumeylou Boubèye Maïga doit réussir sa mission là où ses prédécesseurs ont échoué.

 

De nouveau, la Culture Dogon fera vibrer, cette année, les villes de Mopti et Sévaré. C’est dans le cadre des Journées Culturelles Dogon qu’abritera 5e Région du Mali. Le thème central de cette édition est : «La chasse au Pays Dogon ». La commission nationale d’organisation lance un appel pressant aux Sponsors et personnes physiques et morales de bonne volonté bonne volonté à accompagner l’évènement.

 

Pour la cinquième fois consécutive, l’Association pour la Protection et  la Promotion  de la Culture Dogon  « Ginna Dogon » va célébrer les activités culturelles triennales dans la Venise malienne. Cette édition a pour principal  thème la chasse au Pays Dogon. Un thème évocateur du rôle joué par les chasseurs traditionnels dans les contrées du pays Dogon. Car, la plupart des villages ont pour fondateur des chasseurs. Pour magnifier ce rôle des Rois et/ou Maîtres de la brousse que Ginna Dogon s’est penché sur ce thème. Atour de ce thème central, gravitent des sous thèmes tels que : Migration/Emploi/AGR ; Genre/Santé, Assainissement/Environnement, Sécurité/Paix/Réconciliation, etc.

Le lancement de ces journées culturelles a eu lieu le samedi 13 janvier dernier, au Palais de la Culture Amadou Hampaté Bah de Badalabougou, en Commune V du District de Bamako, sous l’égide du Ministre de la Culture, en présence du Président de Ginna Dogon, Modibo Kadjoké, et de surcroit Président  de la Commission nationale d’organisation de ces JCD.

L’occasion était opportune pour lui d’appeler à la mobilisation des fonds nécessaires pour la tenue de ces journées. Car, il y va de la réussite des activités. Pour ce faire, toute initiative visant à récolter des fonds pour réunir le Budget  est la bienvenue. C’est dans  ce cadre que l’implication des journalistes et animateurs Dogon est sollicitée. C’est pour que la mobilisation soit effective. La Sous commission Communication et celle consacrée à la Mobilisation  sont à pied d’œuvre pour réunir le Budget. Appel est lancé aux opérateurs économiques, entrepreneurs, promoteurs hôteliers, artisans, particuliers à soutenir l’initiative ; chacun selon ses moyens. L’objectif recherché étant de réussir l’évènement culturel de l’année.

Notons que les JCD 2018 sont prévues pour la semaine du 21 au 24 février 2018, à Mopti/Sévaré.

Les autorités tchadiennes reconsidèrent leur décision de réduire les salaires des fonctionnaires.

L'annonce a été faite aujourd'hui à l'issue d'une rencontre entre le premier ministre Albert Pahimi Padacket et les responsables des organisations syndicales.

Le gouvernement voulait une réduction de salaires allant de 5 à 45%, dans le but de faire des économies afin d'avoir une caution pour des engagements avec le FMI.

Proposition que les travailleurs ont catégoriquement rejetée.

Barka Michel, porte-parole de la plate-forme syndicale au Tchad.

jeudi, 11 janvier 2018 00:00

JT ORTM du 10 Janvier 2018

La Situaton des travailleurs de l’Huicoma fait polémique aujourd’hui entre le gouvernement du Mali et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). A travers le département du travail et de la fonction publique, chargé des relations avec les institutions, le Gouvernement dit avoir décaissé 2 milliards 100 millions de FCFA que l’Untm affirme n’avoir pas eu à gérer, renseigne Maliweb. Au cours d’une conférence de presse qu’elle a organisé hier mercredi 10 janvier 2018 à la Bourse du travail, l’Untm précise que de manière générale, l’Etat doit 8 464 505 052 FCFA aux travailleurs de l’Huicoma. Les responsables de la centrale syndicale ont invité l’Etat à tenir ses engagements pour le paiement de ce montant aux travailleurs compressés.

Lerenard-mali.net

 

Nous, Mouvement On a tout compris , venons au nom du peuple souverain du Mali exprimer d’abord notre gratitude plusieurs fois manifestée à l’égard de la France pour avoir décidé un 10 janvier 2013 d’intervenir d’urgence pour stopper l’avancée de la horde terroriste vers le Sud de notre pays. Que le peuple et le gouvernement français reçoivent ici la marque de notre reconnaissance légendaire ! C’est ici pour nous, une autre occasion de présenter nos condoléances à toutes les familles des victimes, civiles et militaires, maliennes et étrangères, et de souhaiter prompt rétablissement à tous les blessés.

Camarades

Je sais qu’il est tout à fait normal de vous demander ici d’observer une minute de silence à l’endroit de tous ceux ayant consenti jusqu’au sacrifice ultime pour la stabilisation du Mali. S’il vous plaît ! 
Merci ! !

Camarades

L’euphorie qui a accompagné la libération de Konna, Tombouctou et Gao n’aura duré que pour quelques jours, Serval ayant opté de faire cavalier seul pour l’étape de Kidal, une région malienne située dans les 1.241.238 km2 que comprend notre territoire internationalement reconnu dans ses frontières. 
Maliens et africains ébahis, ont vite déchanté et perdu leurs illusions au point d’être amenés à se poser cette question désespérée : « A quoi sert Val ? »
De janvier 2013 à janvier 2018, voilà cinq ans jour pour jour de présence militaire française dans nos murs. Le tableau est sombre. Inquiétudes et interrogations font légion.

A quoi sert Val, si de 2013 à maintenant, ce sont 2108 personnes qui ont été tuées sur notre sol ?

A quoi sert Val, si nos Forces Armées et notre administration continuent toujours à être perso non grata sur une bonne partie de leur propre territoire au profit des flibustiers et leurs commanditaires ?

A quoi sert Val, si les interlocuteurs nationaux de notre Etat sont à la fois laïcs et AQMI ?

A quoi sert Val, si cinq ans après sa présence, les brasiers du Nord se sont étendus au centre et un peu au Sud du Mali et au-delà ?

A quoi sert Val, si cinq ans après, les 2/3 de notre territoire échappent toujours au contrôle de notre Etat ?

Enfin, à quoi sert Val si nos mères, sœurs, femmes, filles continuent d’être violées quotidiennement et nos pauvres citoyens spoliés constamment de leurs maigres ressources ?

Evidemment, on nous rétorquera ici que tout cela relève de la responsabilité de nos autorités. Nous savons pertinemment la charge qui incombe à un Etat. Mais dans notre cas, c’est croire que 2 et 2 font 7 que de penser que les rapports de force sont équilibrés sur le terrain. Cela aussi est une évidence.

Camarades

Pour notre dignité de maliens, nous ne saurions accepter que ce scénario honteux et insultant perdure. Ça suffit ! Ça suffit ! Ça suffit !

La résolution de la crise malienne, ne peut se faire sans le peuple malien. Ce conflit malien ne peut être résolu en tenant au mépris les solutions maliennes. Le Gouvernement français doit comprendre et va comprendre que la jeunesse malienne n’est pas dupe et restera attentive à tout ce qui se prépare ou qui est en cours.

D’accord pour Serval, Barkhane, MINUSMA, G5 Sahel. Mais d’abord l’Armée malienne. Vive les FAMA !

Camarades

Nous sommes venus ici ce matin, réitérer nos exigences déjà déclinées lors du sit-in du 03 Août 2017 et de la marche pacifique du 22 septembre 2017, en nous fondant sur le principe que chaque peuple a droit au respect de sa dignité, elle-même liée à l’indépendance véritable.
Ainsi, le Mouvement On a tout compris ,waati sera invite le gouvernement Français :

●A rester strictement dans le cadre de sa mission officielle de soutien à notre Etat et de lutte sincère contre le terrorisme ;

●A être davantage impartial entre les groupes armés, parties prenantes au processus de paix ;

●A cesser immédiatement le cantonnement inacceptable et insultant de l’Armée malienne sur son propre territoire où une guerre est déclenchée contre les terroristes ;

●A cesser immédiatement de mettre notre gouvernement au même pied d’égalité que n’importe qui juste parce qu’il est armé ;

●Enfin, à clarifier son agenda au Mali, par les actes bien sûr !

Camarades

Que nous conseille notre hymne national en pareille circonstance ? – Si l’ennemi découvre son front, au-dedans ou au-dehors, debout sur les remparts ! Nous sommes résolus de mourir pour l’Afrique et pour Toi Mali.

Maliennes et maliens

Ceux de l’intérieur et de l’extérieur
Considérez la marche de ce matin comme un avertissement à l’endroit du gouvernement français. 
A Madame l’Ambassadrice

La jeunesse vous charge de transmettre à vos plus hautes autorités le message que voici : le peuple malien ne supporte plus que son armée et son administration soient absentes sur une partie de son territoire après le 26 Mars prochain. Passé ce délai, il s’engagera sur la seule voie compatible avec sa dignité, celle léguée par ses fiers pères de l’indépendance, pour son intégrité territoriale, sa souveraineté et son unité.

Nous invitons enfin le peuple français, de joindre sa voix à celle du peuple malien qui a tant souffert, pour attirer l’attention du monde entier sur l’injustice que nous subissons dans notre propre pays. Nous n’avons aucun droit de douter que ce cri de cœur trouvera un écho favorable dans l’opinion publique française, car nous savons qu’au 18ème siècle déjà, votre compatriote Montesquieu parlait ainsi : « Si je savais quelque chose utile à ma patrie et préjudiciable à l’Europe, ou bien qui fût utile à l’Europe et préjudiciable au genre humain, je la regarderais comme un crime ». Nous osons croire que cette conviction est encore celle du peuple français tout entier, qui, espérons-le, n’hésitera un seul instant désormais à regarder ce que son gouvernement et son armée sont en train de faire au Mali comme un crime.

Vive la fraternité entre les peuples du monde !

Vive la justice pour un monde apaisé et prospère !

Vive le Mali uni et fort !

Fait à Bamako, le 10 janvier 2018
Mouvement ON A TOUT COMPRIS « waati sera »

Assemblée générale

Pour préserver le bon climat social instauré dès sa nomination en avril 2017 entre son département et le syndicat du secteur de la santé, le chef du département de la Santé et de l'Hygiène publique, Pr. Samba Ousmane Sow, a rendu ce 4 janvier 2018 une visite de courtoisie aux leaders du Syndicat national de la santé, de l'action sociale et de la promotion de la femme. L’occasion a été mise à profit par le ministre pour présenter aux syndicalistes ses meilleurs vœux de nouvel an et partager avec eux quelques préoccupations.

 

En rencontrant les partenaires sociaux de son secteur, le ministre de la Santé et de l'Hygiène publique réitérait la bonne volonté du gouvernement à travers son ministère dans la mise en œuvre de l’accord signé le 16 avril 2017 entre le gouvernement et les syndicats du secteur de la santé, de l'action sociale et de la promotion de la femme.

Les échanges avec le syndicat ont porté sur l’actualité du département et l’état de mise en application des doléances ayant fait l’objet d’accord entre l’Etat et les partenaires sociaux.

Il a également été question du projet de réforme du système de santé en cours. Selon le ministre, cette politique de réforme, qui découle du Programme d’urgences sociales du président de la République, se veut une réponse globale aux préoccupations majeures dans le secteur de la santé.

Selon le ministre, il s’agit à travers cette réforme de corriger, entre autres, les problèmes liés à la maintenance biomédicale ; de rehausser le niveau du plateau technique des Cscom, des CS-Réf et des hôpitaux ; de valoriser et de mettre à disposition des ressources humaines de qualité dans les formations sanitaires, d’améliorer les conditions de vie et de travail du personnel socio sanitaire.

Le chef du département a également informé ses interlocuteurs des changements opérés à la tête de certains hôpitaux de Bamako et de Kati. Il a expliqué que ces changements ne sont faits ni pour faire la part belle à certains ni pour casser d’autres. Il s’agit uniquement de décisions censées apporter du sang neuf à des niveaux du système de santé du Mali.

Le secrétaire général du syndicat de la santé, de l'action sociale et de la promotion de la femme, Pr. Mamady Kané, a salué ce geste d’ouverture du ministre qui, selon lui, est une première du genre depuis 30 ans de sa vie syndicale. Il a exhorté le département à poursuivre le processus d’exécution du protocole d’accord. Le syndicat a surtout apprécié l’intérêt que lui accorde l’actuel chef du département. Il l’a invité à prendre des dispositions urgentes pour la remise en fonctionnement des scanners du Point G et de Gabriel Touré.

Pr. Samba O. Sow a assuré des dispositions urgentes pour réparer ces appareils au bénéfice des malades.

Au terme d’un échange fructueux, les syndicalistes ont réaffirmé leur soutien au ministre dans tout ce qu’il entreprend pour l’intérêt supérieur de la santé des Maliens et pour celui des travailleurs du secteur de la santé.

Après l’entretien avec les syndicats de la Santé, le ministre Sow a rendu une visite de courtoisie au secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé. M. Katilé l’a remercié pour cette visite historique. Le secrétaire général de l’UNTM s’est réjoui de la mise en œuvre de l’accord dont il est informé constamment par les leaders du syndicat de la Santé.

L’implication de Pr. Samba Ousmane Sow, alors conseiller spécial du président de la République, dans les négociations avec le Syndicat national des agents de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la femme avait beaucoup pesé dans la levée du mot d’ordre d’une grève illimitée qui avait duré 38 jours.

Lerenard-mali

Communiqué du MPV-Mali N°002: Agression des journalistes et activistes devant l’ambassade de France

Le Mouvement de Protection de la Presse contre les Violences au Mali (MPV-MALI) a suivi avec stupeur et regret, les coups violents et physiques que les forces de l’ordre maliennes ont infligés à des citoyens maliens ce mercredi matin devant l’Ambassade de France.

Le MPV Mali condamne avec la dernière énergie ces actes qui n’honorent pas le Mali. Ces agissements constituent une énième atteinte à la liberté d’expression, de manifestation dans un pays qui se dit démocratique.

Le MPV Mali dénonce les violences corporelles contre les journalistes et les activistes qui n’étaient que dans l’exercice de leur profession. Cette répression offre une sombre image d’un  pays dont les dirigeants clament partout défendre les droits des citoyens, des hommes de medias.

Le MPV Mali encourage et félicite tous ceux qui s’expriment de façon responsable et demande une union sacrée pour combattre et mettre fin à ces agressions, de quelque ordre que ce soit.

Le MPV-Mali exige qu’une  enquête soit faite au niveau des forces de l’ordre afin  que les agresseurs parmi elles soient arrêtés et jugés.

Tous pour la liberté d’expression.

 

Bamako le 10 Janvier 2017

Le Président

Boubacar Yalkoué

« Je suis régulièrement victime d'agression violente de la part de la police sur le terrain. Mais je ne dénonce pas très souvent  parce que j'estime que ce sont les réalités du métier. Mais la goutte d'eau a fait déborder le vase aujourd'hui. Ce 10 janvier, J'étais devant l'ambassade de France à Bamako pour couvrir la marche de la jeunesse malienne qui dénonce le comportement "ambiguë " de la France dans le dossier KIDAL. Quand je suis arrivée, les jeunes étaient dispersés par le jet de gaz lacrymogène. J'ai donc voulu prendre des images et les policiers sont venus me crier dessus et certains sont allés jusqu'a me taper en disant que je suis partout, je suis dans toutes les activités avec ma caméra.

Indignée, je me demande si cette instruction vient du ministère de la sécurité intérieure dirigée par SALIF TRAORE. Sinon comment comprendre qu'un policier frappe une journaliste juste parce qu'elle fait son travail? J'en suis indignée et foncièrement touchée. J'interpelle donc la direction nationale de la police et le ministère de la sécurité intérieure pour que plus jamais la presse ne soit victime de ce genre de barbarie. Que ça cesse! »

Lerenard-mali.net avec MaliJtet

Page 1 sur 23

International

La voix du renard

Chronique