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mardi 24 avril 2018 | Connexion

Aissata Bathily

L'ancien président zimbabwéen Robert Mugabe refuse de rendre les clés d'une résidence officielle proche de la présidence près de cinq mois après sa démission.

Il a vécu dans cette résidence durant les 37 ans qu'il a passé au pouvoir.

L'information a été rendu publique jeudi par le porte-parole de la Présidence zimbabwéenne.

Ces derniers jours, plusieurs médias locaux se sont étonnés que l'ancien président de 94 ans, n'avait toujours pas déménagé de cette résidence et qu'il ne montrait aucun signe de départ.

Le porte-parole de la présidence zimbabwéen George Charamba a expliqué que l'ancien chef d'état est pour l'heure à Singapour" pour consulter ses médecins comme il le faisait régulièrement.

“Nous avons respecté toutes les procédures requises pour la vente de ce bâtiment. Nous avons d’abord effectué l’expertise de l’endroit qui nous a donné une valeur de 75 850 000 Fcfa.  Après la lettre de manifestation d’intérêt, nous avons procédé à la vente à l’Inps pour un montant de 75 850 000 Fcfaavec l’acte notarié. Et l’argent a été versé au Trésor public. C’est pour vous dire que je suis blanc comme neige concernant cette affaire” nous a confié le maire Eli Diarra à Maliweb.

Selon lui : “Depuis le 26 septembre 2017, le Conseil a délibéré pour la construction d’un nouveau Centre secondaire à Koulikoroba parce que nous avons estimé que l’utilité de ce centre est nécessaire. L’ancien lieu était un vieux magasin récupéré, qui a été finalement aménagé pour être ériger en Centre d’état civil secondaire. Malheureusement aussi, cet endroit se trouve à l’entrée même du marché. Ce qui fait que l’accès devient très difficile. Les nombreux bruits font que les gens ne fréquentent plus ce Centre. Pour ceux qui connaissent Koulikoro, les dimanches, c’est le jour des foires et des mariages aussi. Donc, toutes les populations de Koulikoroba préfèrent célébrer leur mariage à la mairie centrale. Ce qui créée des embouteillages terribles chaque jour dans la ville. Raison pour laquelle, nous avons décidé de construire ce nouveau centre plus accessible à toute la population près du Stade de football. Cela a été décidé avec 29 votants sur 29” renchérit le Maire de Koulikoro avant de préciser que ce projet fait partie d’une promesse de sa campagne électorale.

Il réagissait sur suite à l’article de nos confrères intitulé : ” Vive tension à Koulikoro : le Maire Eli Diarra accusé de vente illégale du bâtiment du Centre d’état civil secondaire de Koulikoroba à l’INPS à 75 millions de Fcfa” paru dans le numéro 113 du vendredi 6 avril 2018.

Lerenard-mali.net

Cela s’est passé, le jeudi 5 avril dernier, à Bamako. Le Président en exercice de la CMA, non moins chef du MNLA, Bilal Ag Acherif a ce matin reçu en audience une délégation du Comité Exécutif du Conseil National de la Jeunesse du Mali (CNJ) dirigé par son Président Satigui Sidibé.

Les échanges ont porté sur les inquiétudes du CNJ au sujet du processus de Paix de façon général, le rôle de la Jeunesse dans la construction de la paix durable, les défis liés au chantier de refondation d'un État de droit doté d'institutions répondant aux exigences de l'Accord mais surtout à l'évolution du monde. Il a été convenu entre les deux parties de créer un cadre sincère d'échange avec l'ensemble des acteurs et couches engagés dans la construction de la paix. Signalons que pour la circonstance, le Président de la CMA était accompagné de certains cadres tels que Attay Ag Mohamed, chargé des questions des droits de l'Homme, Sidi Ag Baye, chargé des questions de l'éducation. 

Rappelons que le CNJ, à travers Satigui Sidibé, a participé à plusieurs sessions des pourparlers inter-Maliens en 2014 au nom de la société civile. C’est dire jusqu’à quel niveau cette organisation est au fait du processus de paix.  

Kibaru

"Suite à une présumée tentative d'évasion, quatorze suspects terroristes ont trouvé la mort le 6 avril 2018 à Dioura", selon la Direction de l'information et des relations publiques des armées, ajoutant qu'ils avaient été interpellés le 5 avril avant d'être remis à des militaires maliens dans cette localité du centre du Mali.

Deux élus locaux de la région ont indiqué à l'AFP sous le couvert de l'anonymat qu'une vingtaine de civils auraient été tués ou arrêtés à Dioura et ont mis en doute la thèse d'une évasion.

Selon le communiqué de l'armée, "face à cette situation, le commandement a pris toutes les mesures pour faire toute la lumière sur cette question, conformément aux dispositions en la matière".

Amnesty International a appelé mardi les autorités maliennes à faire la lumière sur des exécutions extrajudiciaires dans le centre du Mali, où six corps ont été récemment retrouvés dans une fosse commune.

Le Vatican a arrêté un prêtre impliqué dans une affaire de pédophilie. Mgr Carlo Alberto Capella était jusqu'à l'an dernier en poste à l'ambassade du Saint-Siège aux Etats-Unis. Après une longue enquête, le prélat italien a été incarcéré, samedi 7 avril dans l'après-midi, dans le plus petit Etat du monde.

Avec notre correspondant à Rome,  Eric Sénanque

Tout a commencé le 21 août dernier. Le département d'Etat américain alerte le Vatican sur la possible violation des lois sur les images pédopornographiques de la part d'un diplomate de la nonciature à Washington.

Dès le mois de septembre, Mgr Capella est rappelé à Rome et une enquête est ouverte, menée par le promoteur de justice du Vatican, enquête qui se base sur des informations fournies par les autorités américaines.

Mgr Capella est un homme d'influence. Avant d'être nommé aux Etats-Unis, il travaillait à la secrétairerie d'Etat du Saint-Siège. Un mandat d'arrêt avait également été émis à son encontre l'an dernier au Canada. Il était en effet accusé d'avoir effectué à la fin 2016 des téléchargements de pornographie infantile depuis une église de la ville de Windsor en Ontario.

Si le Saint-Siège a refusé de lever l'immunité de son diplomate et donc de permettre son extradition, il a préféré gérer le cas en interne. Après six mois d'enquête, Mgr Capella a donc été arrêté et dort à présent dans une cellule de la gendarmerie vaticane. La prochaine étape sera son procès. Le prélat encourt une peine de douze années de prison.

Un homme a tué deux personnes ce samedi et blessé de nombreuses autres en fonçant avec un véhicule sur la foule d'une ville allemande, avant de se donner la mort. Selon plusieurs médias allemands, l'assaillant était un Allemand de 49 ans souffrant de troubles psychiques.

Après un répit de quelques jours, les bombardements et les combats ont repris à Douma, dans la Ghouta orientale de Damas. Au moins 32 civils ont été tués dans des raids de l’aviation syrienne et russe dans la ville rebelle, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Deux personnes sont mortes et quinze autres blessées dans la capitale après la chute d’obus tirés par les insurgés.

Deux Casques bleus de l’ONU au Mali ont été tués et dix autres blessés jeudi soir dans une attaque contre leur camp à Aguelhok (nord-est), a annoncé la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) dans un communiqué.

Au troisième jour de sa tournée sous régionale, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga est arrivé en Côte d’Ivoire, hier, aux environs de 11h, après les étapes du Burkina Faso et du Niger, renseigne l'Essor. 

Le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a indiqué que sa visite en Côte d’Ivoire s’inscrivait dans la volonté de renforcer, de diversifier les relations qui existent entre les deux pays.  Selon le chef du gouvernement malien, les plus hautes autorités de la Côte d’Ivoire et du Mali ont, aujourd’hui, la volonté de relever ensemble les défis auxquels elles font face, notamment le défi sécuritaire commun. «Parce que, a-t-il dit, les attentats perpétrés au Mali et en Côte d’Ivoire ont prouvé que la sécurité des deux pays est indissociable comme celle de l’ensemble de la région».

«C’est pourquoi, nous inscrivons notre démarche dans une volonté de construire ensemble un espace commun de sécurité et de stabilité. Mais aussi un espace commun de promotion humaine et de développement, parce que sans le développement économique et la promotion humaine, nous ne pourrions pas avoir la progression à laquelle nous aspirons», a-t-il analysé. Le Premier ministre a, par ailleurs, indiqué qu’il était important de diversifier les relations économiques entre la Côte d’Ivoire et le Mali. 

Ce 4 avril 2018, Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud (« Al Hassan ») a comparu devant le juge unique de la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « Cour »), M. le juge Marc Perrin de Brichambaut, au siège de la Cour à La Haye (Pays-Bas). La juge unique a fixé de façon provisoire le début de l'audience de confirmation des charges au 24 septembre 2018.

L'audience de première comparution a eu lieu en présence de l'Accusation et de la Défense. M. Al Hassan était représenté par son Conseil de permanence, Maître Yasser Hassan. Au cours de l'audience, le juge a vérifié l'identité du suspect et s'est assuré qu'il soit informé des crimes qui lui sont imputés et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome dans une langue qu'il comprend et parle parfaitement, c'est-à-dire l'arabe.

L'ouverture de l'audience de confirmation des charges est fixée de façon provisoire au 24 septembre 2018. Une audience de confirmation des charges sert à déterminer s'il y a des motifs substantiels de croire que le suspect a commis ces crimes. Si la Chambre préliminaire décide de confirmer les charges, elle renverra l'affaire devant une Chambre de première instance, laquelle sera chargée de conduire la phase suivante de la procédure, à savoir le procès lui-même.

M. Al Hassan a été transféré à la CPI le 31 mars 2018 en exécution d'un mandat d'arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité délivré par la Chambre le 27 mars 2018.

Selon le mandat d'arrêt, M. Al Hassan, de nationalité malienne, né le 19 septembre 1977, dans la communauté d'Hangabera située à environ 10 km au nord de Goundam dans la région de Tombouctou, au Mali, et membre de la tribu touarègue/tamasheq des Kel Ansar, aurait été membre d'Ansar Eddine et aurait été commissaire de facto de la Police islamique. Il aurait également été associé au travail du Tribunal islamique à Tombouctou et aurait participé à l'exécution de ses décisions. M. Al Hassan aurait pris part à la destruction des mausolées des saints musulmans à Tombouctou grâce à l'utilisation des hommes de la Police islamique sur le terrain. Il aurait aussi participé à la politique de mariages forcés dont des tombouctiennes ont été victimes, qui ont donné lieu à des viols répétés et à la réduction de femmes et de jeunes filles à l'état d'esclaves sexuelles. 

La Chambre a conclu que les preuves présentées par le Procureur donnent des motifs raisonnables de croire  que M. Al Hassan serait pénalement responsable au sens des articles 25-3-a ou 25-3-b du Statut, pour des crimes contre l'humanité (torture; viol et esclavage sexuel;  persécution de la population de Tombouctou pour des motifs religieux et sexistes ; et autres actes inhumains) ainsi que des crimes de guerre (viol et esclavage sexuel ; atteintes à l'intégrité corporelle et atteintes à la dignité de la personne ; attaques intentionnellement dirigées contre des bâtiments consacrés à la religion et monuments historiques ; et condamnations prononcées sans un jugement préalable, rendu par un tribunal régulièrement constitué et assorti des garanties judiciaires généralement reconnues comme indispensables) commis à Tombouctou, au Mali, entre avril 2012 et janvier 2013.

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