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samedi 20 janvier 2018 | Connexion

Aissata Bathily

Soixante-douze dossiers sur 76 ont été jugés au cours de la dernière Cour d’assises de Bamako pour l’année judiciaire 2016-2017. Les quatre affaires qui restent ont été renvoyés à la prochaine session de la Cour. L’annonce a été faite vendredi à la Cour d’appel de Bamako à l’issue de la session qui a duré un mois.

Cette Cour d’assises a permis à plus d’une centaine de personnes interpellées de connaître leur sort, mais aussi de pointer du doigt les manquements de la Cour, notamment le manque de professionnalisme de certains juges.

Ils étaient 132 accusés. Parmi eux, quatre ont été condamnés à mort dont un par contumace et 42 autres à une peine d’emprisonnement dont 29 fermes et 13 avec sursis. 28 personnes ont été déclarées non coupables à cette Cour d’assises. Les amendes s’élèvent à plus de 26 millions de F CFA et les dommages et intérêts à près de 29 millions de FCFA.

Le procureur général près la Cour d’appel de Bamako, Idrissa Arizo Maïga, a dénoncé le “manque de professionnalisme” de certains juges d’instruction et des dossiers souvent “mal montés”. « Les cours d’assises sont les occasions uniques de passer au crible de la critique objective des dossiers soumis. En cela, il faut clairement que les dossiers ne brillent pas par la qualité de l’instruction.  Il y a lieu de s’interroger sur le professionnalisme, la qualité du magistrat instructeur. Il a toutefois souligné qu’avec plus de moyens et plus de rigueur ces insuffisances peuvent être corrigées.

Au terme de son mot d’ordre de grève de 216 heures (9 jours) sans succès et face au silence du gouvernement, le collectif des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 (SYLDEF, SYNEB, SYNESEC, FENAREC, SYNEFCT, SYPESCO) récidive cette fois-ci avec un préavis de grève de 408 heures soit 17 jours à partir de ce matin jusqu’au 31 janvier pour exigerl’adoption immédiate du projet de loi portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.

 

 

 

Le nouveau Premier ministre du Mali, Soumeylou Boubèye Maiga, s’est dit prêt dimanche à prendre des « mesures fortes » pour renfoncer la sécurité des Maliens, en particulier dans le centre du pays confronté à une montée des attaques jihadistes.

« Dans (la droite ligne) des orientations du président de la république, la sécurité des Maliens est une priorité du nouveau gouvernement et très rapidement des mesures seront prises », a-t-il déclaré dans un entretien à l’AFP.

M. Maiga a été désigné le 30 décembre à la tête du gouvernement par le président Ibrahim Boubacar Keïta après la démission surprise de son prédécesseur, Abdoulaye Idrissa Maiga.

« Dans le centre, le gouvernement dévoilera un programme dans les jours à venir », a expliqué cet ancien journaliste de 63 ans, ex-ministre de la Défense et ancien patron des services de renseignement.

« Nous prendrons les mesures les plus fortes pour assurer la liberté d’activité des Maliens. Nous allons également voir comment, avec les forces religieuses saines, nous pouvons organiser la riposte doctrinale », a expliqué le chef du gouvernement.

Le nord du Mali, où des attaques jihadistes se poursuivent, était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes liés à Al-Qaïda. Ces groupes ont été en grande partie chassés par une opération militaire française lancée en janvier 2013.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues dans le centre et dans le sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Dans le centre, le nouveau Premier ministre promet « la mise en place d’un service public itinérant pour apporter aux populations un service en matière de santé, d’éducation, et d’activités économiques ».

Il reconnaît toutefois que, pour être « efficaces », les solutions doivent être abordées « dans un cadre dynamique sous-régional, parce que cette partie du Mali se prolonge vers les pays comme le Niger et le Bukina Faso ».

Le Mali, ainsi que le Tchad, le Burkina Faso, le Niger et la Mauritanie, réunis au sein de l’organisation régionale G5 Sahel, ont démarré en novembre les opérations de leur nouvelle force conjointe, qui doit monter en puissance pour atteindre au moins 5.000 hommes d’ici au printemps 2018.

– Démobilisation –

Sur le plan intérieur, M. Maïga a affirmé qu’il gardait comme objectif l’application de l’accord de paix signé en 2015 à Alger.

« Tant que nous n’aurons pas avancé sur le processus DDR (démobilisation, désarmement, réinsertion), nous ne pouvons pas soustraire aux groupes terroristes la base de recrutement qui leur est offerte », a-t-il souligné, affichant sa volonté de « faire avancer le processus avec l’appui des partenaires » du Mali.

Interrogé sur le contenu de la loi « d’entente nationale » annoncée le 1er janvier par le chef de l’Etat », il a répondu que « les orientations du président Ibrahim Boubacar Kéita sont claires: l’exonération de poursuites concerne particulièrement ceux qui ne sont pas impliqués dans les crimes de sang ».

« Il s’agit de citoyens qui se sont retrouvés dans ces histoires sans avoir commis l’irréparable ».

« Tous ceux qui renoncent à la violence et qui n’ont pas commis des crimes de sang seront réinsérés dans le tissus social », a poursuivi M. Maiga, alors que l’opposition a qualifié l’annonce de la loi d’entente nationale de « manoeuvre politique » visant à faciliter la réélection du président Keïta, au pouvoir depuis 2013.

Organiser cette présidentielle en 2018 est « tenable », a estimé M. Maiga. « Le président y attache beaucoup d’importance. Nous travaillerons dans la transparence avec la majorité et l’opposition dans un cadre de concertation qui existe déjà, pour l’organisation d’élections apaisées, transparentes en 2018 ».

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Source: afp

 

Après la diffusion d’une déclaration à la télévision nationale ORTM, rejetant l’assemblée générale, organisée le dernier samedi de l’année 2017, par la secrétaire générale de la Coordination des associations et Ong féminines du Mali (CAFO), Mme Dembélé Ouleymatou Sow, dont la mandature est en cours, la vice-présidente de l’organisation féminine,  Mme Keita Fatoumata Cissoko, assurant l’intérim de la présidence passe à la défensive. Mme Keita Fatoumata Cissoko et ses colistières ont organisé une conférence de presse,le vendredi dernier au siège de la CAFO, pour informer l’opinion nationale, surtout les femmes sur la situation qui prévaut au sein de leur organisation faitière.

Pour la présidente par intérim, conformément aux statuts et règlement qui régissent le fonctionnement de leur organisation, elle est la seule éligible à organiser une quelconque assemblée générale. Laquelle devrait servir au renouvellement des instances fonctionnelles de la CAFO. Avant, la tenue d’une telle assise, le bureau procède d’abord au renouvellement des instances de base. Et pour ce faire, le bureau intérimaire est déjà à la tâche pour parvenir à une association consensuelle, acceptée par toutes les femmes du Mali.

Jugeant l’attitude de Mme Dembélé Ouleymatou Sow et certains de ces complices, contraire aux textes de leur organisation, le bureau intérimaire a pris la décision de la suspendre de toute activité en rapport avec la CAFO. « Face à cette situation hautement néfaste à la cohésion du mouvement associatif féminin et à la promotion féminine dans notre pays, le bureau exécutif national de la CAFO a décidé de prendre ses responsabilités, face à l’histoire et face aux femmes maliennes qui lui ont fait confiance, en vous suspendant de vos fonctions » a déclaré Mme Keita Fatoumata Cissoko.

Un rassemblement s’est tenu mardi 2 janvier, à la Pyramide du souvenir de Bamako pour dénoncer les violences conjugales ; 150 personnes étaient réunies autour du collectif des Amazones pour réclamer des mesures en faveur de la protection des femmes. Des membres de la famille de Fanta Sékou Fofana, standardiste de la présidence, assassinée par son conjoint dans la nuit de jeudi à vendredi, étaient présents pour afficher leur soutien à cette cause, rapporte l'indicateur du Renouveau.

Lerenard-mali.net

 

Environ 5 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable au Mali. C’est ce qui ressort d’un document appelé « livre bleu » et du rapport Trackfin sur la gouvernance et la gestion d’eau. Une situation jugée « inacceptable » par les responsables de ces enquêtes. Selon eux, l’État devrait allouer un budget important à l’eau et à l’assainissement afin de faciliter leur accès.

L’ancien Premier ministre a profité de la passation de service avec son successeur pour faire des mises au point notamment concernant les doutes émis sur sa volonté de faire appliquer l’accord de paix. Sans féliciter son successeur Soumeylou Boubèye Maiga, Abdoulaye Idrissa Maiga  a rappelé que sa « volonté inébranlable d’aller vers une application complète de l’Accord ne saurait souffrir de la moindre équivoque ».

Pour sa dernière intervention en tant qu’ancien Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maiga  a tenu à faire des mises au point, disons à répondre à ceux qui justifient son éviction par son incapacité de faire avancer l’accord de paix. « Au nombre des priorités, figure le parachèvement de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger », a rappelé le désormais  ex-Premier ministre.

 

Il a insisté que « la  paix, la vie dans une société apaisée, apparaissent comme des conditions indispensables pour l’épanouissement des citoyens. Nous n’avons eu cesse de nous y employer, avec, il est vrai, des raisons qui ne poussent pas forcément toujours à l’optimisme. La nation malienne toute entière et la communauté internationale nous exhortent d’aller vers des progrès de plus en plus tangibles et irréversibles ».

« Pourtant, a-t-il poursuivi, là aussi, notre volonté inébranlable d’aller vers une application complète de l’Accord ne saurait souffrir de la moindre équivoque ». Il citera alors «  les importantes initiatives en la matière: la finalisation et la validation de la Stratégie Spécifique de Développement des régions du nord du Mali, le début des opérations de Réforme du Secteur de la Sécurité et Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (RSS-DDR), le programme de renforcement de la paix au centre du pays, la mission de bons offices conduite par l’imam Mahmoud Dicko. Le retour à Kidal, du gouverneur de la région éponyme constitue un pas décisif vers la normalisation tant attendue de cette région ».

Au moment où l’ancien chef du gouvernement « envisage sereinement l’obligation de réserves », il n’a pas daigné de féliciter son successeur dont il n’a jamais mentionné le nom tout au long de son discours de fin de mission.

Maliweb

Le président du Haut Conseil islamique d’Ansongo, Abdourhamane Ibrahim, est décédé lundi dernier suite à une noyade. Il se rendait à Kounga à 23 km d’Ansongo, lorsque sa pirogue a chaviré. Il était accompagné d’un parent, qui est sorti sain et sauf de l’accident. Après plusieurs heures de recherches, son corps a été retrouvé hier après-midi sur le lieu du drame.

Maliweb

A Sikasso,  7 syndicats de l’enseignant fondamental et du secondaire qui réclament l’amélioration de leurs conditions de travail observent un arrêt de travail de 5 jours. Les cours sont suspendus depuis le 2 janvier 2018.

Lerenard-mali.net

Le nouveau bilan des bûcherons tués par des combattants du groupe djihadiste Boko Haram samedi est porté à 25, selon des témoins.

"Nous avons découvert 21 nouveaux corps lorsque les équipes de secours ont fouillé les buissons à la recherche de nombreux villageois qui n'étaient pas rentrés après l'attaque", a déclaré à l'AFP, Bunu Gana, un bûcheron qui a survécu à l'assaut.

Selon lui, ils étaient "53 villageois de Bakin Muna à se rendre sur le site d'abattage du bois, mais seuls 28 sont rentrés sains et saufs chez eux".

Le nouveau bilan est confirmé par un autre bûcheron Haruna Dahiru, qui a affirmé que les assaillants, montés sur six motos par deux ou par trois, étaient au nombre de seize.

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