lerenard lerenard
samedi 20 janvier 2018 | Connexion

Aissata Bathily

Le président du Niger Mahamadou Issoufou a promis de renforcer son armée en 2018 pour faire face aux attaques récurrentes des groupes djihadistes.

"En 2017, nous avons été confrontés aux menaces que font peser sur notre pays les organisations terroristes et criminelles", a indiqué le président Issoufou dans son message à l'occasion du Nouvel An.

Selon M. Issoufou, les efforts consentis dans le recrutement, la formation et l'équipement des soldats ne faibliront pas en 2018.

Le chef de l'État nigérien a signalé que "17% du budget seront consacrés en 2018 à la sécurité", avec une légère hausse par rapport à 2017 (15%).

Il a promis un "programme de montée en puissance" de l'armée, avec "la création d'infrastructures militaires partout où cela est nécessaire".

La composition du  gouvernement SoumeylouBoubeyeMaïga est connue depuis le samedi 30 décembre.  Plus de quatre-vingt pourcent de l’ancienne équipe restent au gouvernement.

Le nouvel attelage gouvernemental manque de visibilité et de lisibilité. Il  comprend trente-six membres.  Le nombre de femmes passe de sept à huit.  La première femme occupe le dixième rang de l’ordre de préséance. L’élevage et la pêche occupe la dernière position.

 

De nouveaux départements sont créés. Il s’agit du ministère du développement local et du ministère des collectivités territoriales.  Certains ministères ont changé de dénomination. Le ministère de l’administration territoriale retrouve la décentralisation. Le ministère de la Réconciliation se voit ajouter la cohésion sociale et le ministère des mines devient ministère des mines et du pétroleet enfin le ministère du commerce devient ministère du commerce et de la concurrence. Le ministère de l’habitat et de l’urbanisme perd le domaine de l’Etat et des affaires foncières. Le ministère de l’équipement perd le désenclavement au profit des transports et devient ministère des infrastructures et de l’équipement. La fiscalité locale, la réforme de l’Etat,  le domaine de l’Etat et les affaires foncière disparaissent de l’attelage gouvernemental.

Si Six personnalités font leurs entrées cinq au contraire  quittent le gouvernement. Les entrants sont :Soumana Mory Coulibaly au développement local, Mme  Sangaré Kadiatou  Coulibaly aux Droits de l’homme,  Me Jean Claude Sidibé aux Sports,M. Moulaye  Ahmed Boubacar aux Transports et désenclavement,Cheick Sidiya Sissoko dit Kalifa à Urbanisme et Habitat et enfin Mme Kane RokiatouMaguiraga à l’Elevage et à la pêche.  Les sortants sont : Mohamed Aly Bathily de l’habitat et du domaine foncier, Abdoulaye Diop des Affaires étrangères,  Mme Ly Taher Dravé de l’élevage et la pêche,  Me Kassoum Tapo des Droits et de la Réforme de l’Etat et enfin Dr  Konimba Sidibé de la promotion des investissements et du secteur privé.

Quatre ministres ont effectué des permutations. Il s’agit de M. Tiéman Hubert Coulibaly qui prend du galon et occupe  le porte feuille des Affaires étrangères et de la coopération internationale, un poste qu’il a occupé pendant plus d’une année lors de la transition, Mohamed Ag Erlaf retourne à l’Administration territoriale quelques mois après l’avoir quitté, M. HousseiniAmionGuindo  quitte les sports au profit du département sensible de  l’Education nationale et enfin Me Babar Gano quitte les transports pour la promotion des investissements et du secteur privé.

Au cours du remaniement ministériel qui a propulsé SoumeylouBoubèyeMaiga à la Primature, beaucoup de potins ont circulé çà et là. C’est ainsi que nous avons appris que BocariTréta, le tout puissant président du RPM, n’a pas voulu intégrer le gouvernement de Boubèye parce qu’il estime que c’est du « politiquement incorrect ».  Partisan pur et dur du RPM, Tréta refuse de comprendre que Boubèye avec 4 députés puisse diriger un gouvernement dans lequel, lui, Tréta, avec 78 élus devient le N° 2 ou 3 voire 10. Selon de bonnes sources, suite à son refus, il a eu un tête-à-tête avec le président IBK, quelques heures avant la nomination de Boubèye vendredi dernier. Les fuites consécutives à cet entretien font état d’une nomination prochaine du président du RPM à la présidence de la République, en qualité de conseiller spécial avec rang de ministre d’Etat. Attendons donc pour voir.

Le nom du magistrat Hamèye Founè Mahalmadane, éphémère ministre des Sports, durant la transition putschiste d’Amadou Yaya Sanogo, en service à Abuja, avait également circulé pour entrer au gouvernement. De même, le nom d’Abdoulaye Daffé, ex PDG de la BDM, a fait le tour de Bamako avec insistance pour être ministre de la République. Il semble qu’il a demandé l’avis du chérif de Nioro qui l’aurait dissuadé de ne pas accepter. Ce n’est pas tout. Le CNID de Me MountagaTall a été consulté pour participer au gouvernement, il n’a pas voulu, suite à un vote presque à l’unanimité de l’instance dirigeante.

 

Quant au président de la CODEM, Fousseiny  Amion  Guindo, il nous est revenu que c’est difficilement qu’il a accepté le ministère de l’Education nationale. Il avait souhaité être libéré, afin d’être disponible pour battre véritablement campagne pour la réélection d’IBK.

Dans les coulisses de la nomination de SoumeylouBoubèyeMaïga et la formation de son gouvernement, des citoyens de toute catégorie socio-professionnelle se sont prêtés à nos micros.Ils se sont prononcés sans détour, entre autres,sur leurs appréhensions et leurs attentes.

Aly Tounkara, enseignant chercheur à l’Université : « Le nouveau PM va-t-il réussir dans sa mission ? L’espoir est maigre ».

La trajectoire politique de tout nouveau Premier Ministre (PM), Monsieur SoumeylouBoubèyeMaiga, nous rappelle une répartie de Michel Rocard à qui un journaliste demandait : « c’est important, l’honneur en politique ? », et qui répondit : « quand tout va mal, il reste plus que ça ! ». En analysant la situation politico-sécuritaire aujourd’hui, on peut dire sans équivoque que tout va mal et qu’en effet c’est une question d’honneur pour son excellence Monsieur Maiga de tout mettre en œuvre afin de redorer son blason.

Est-il nécessaire de rappeler le lien qui unit honneur et responsabilité chez l’élite politique malienne ?

Cette nomination est précieuse à plus d’un titre dans le contexte malien car, en plus de nous informer de la non cohérence du parcours politique du PM (de la transition de 1991 à nos jours, il a toujours été aux côtés du pouvoir sans sélectivité) et celle du quinquennat du président Ibrahim Boubacar Keita (son cinquième premier ministre). Elle nous rappelle surtout de ne jamais réduire nos analyses aux illusions optiques de l’instant et de succomber aux sirènes de la Realpolik. La conscience politique est fondamentale dans la gouvernance et Monsieur Maïga est de ce point de vue un extraordinaire témoin de l’existence de deux (02) Mali : le Mali officiel des gouvernants (où l’on vit dans la quiétude et la tranquillité de l’âme) et le Mali réel des gouvernés (caractérisé par une misère absolue et un avenir incertain).

Pour connaître la nature de la future gouvernance du nouveau PM, il faut donc la saisir à partir de ce que les sociologues appellent les dimensions synchroniques et diachroniques, c’est-à-dire son passé et les enjeux auxquels il fait face. Si certains saluent l’expérience et la tactique du nouveau PM dans la gestion des affaires publiques, il apparaît important de rester dans un optimisme prudent, car tous les signaux sont au rouge et les huit mois restants d’ici à l’élection présidentielle, ne suffisent pas pour relever les défis sécuritaires, politiques, économiques voire existentiels du moment.

Le PM va-t-il réussir dans sa mission ? L’espoir est maigre a t-il estimé.

 

Molobaly Samaké, Secrétaire général du mouvement Horonya : « J’apprécie beaucoup les qualités de l’homme »

La nomination de SoumeylouBoubèyeMaiga à la primature est une bonne chose. Car le pense bien que c’est le bonheur du Mali. Il a des expériences et il connait les différents acteurs sur le terrain. Il est avec le président depuis le premier tour. J’apprécie beaucoup les qualités de l’homme. Les maliens doivent unir leurs efforts pour aider IBK, car son échec n’est pas loin du déclin du Mali. Je lui souhaite une bonne chance pour le bonheur du Mali.

 

Nia Dialla Keïta, journaliste à l’expressdumali.com : « Un gouvernement de surprise et de trop »

Le Gouvernement de SoumeylouBoubèyeMaiga,  en me posant la question de ce que je pense de ce gouvernement, je dirai que c’est un gouvernement de surprise et de trop. Je l’ai dit parce-que la mise en place de ce gouvernement est subitement intervenue, suite à la démission du Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maiga et cela sans la moindre compréhension de la population. S’il y a une affaire politique entre ces dirigeants, c’est un problème que j’ignore. Alors c’est le mandat du président que je vois et que tout le peuple malien voit. Un régime dans lequel on change du jour au lendemain et qui est à son 5ème gouvernement. Ce changement prouve à suffisance qu’on n’avance pas. C’est un vrai problème pour ces dirigeants et surtout pour l’administration malienne car, comme on le dit, l’administration est une continuité, mais tel n’est pas le cas au Mali. Aussi, si on regarde le nombre des ministères avec les différents gouvernements qui se sont succédé, c’est toujours du pléthore. Ainsi, dans les précédents soit avec 35, ou de fois 36, 34 e aujourd’hui avec un gouvernement de 36 membres et qu’on n’arrive pas à travailler. C’est un véritable problème que je déplore et que tout le Mali regrette, vu le pourcentage des électeurs qui ont massivement élu IBK à la tête de la magistrature suprême. Enfin, je profite de l’occasion pour lancer un appel au Président, au Premier ministre et à son équipe de bien vouloir écouter le peuple, afin de travailler à suffisance pour de service à la nation.

 

Fatoumata Doumbia dite Fifi, Enseignante : « 5 ans  de pouvoir 5 gouvernements,  un manque de solution au problème du pays par le Président IBK et son équipe ».

Mon  avis  par  rapport à la nomination de Monsieur SoumeylouBoubèyeMaiga à la tête de ce 5ème gouvernement en 5 ans du pouvoir de SEM Ibrahim Boubacar Keita. Moi personnellement je ne fais  pas beaucoup de confiance à cette nouvelle équipe de Boubèye pour faire face aux défis qui les attendent. Car, selon mes analyses de la situation, ce 5ème gouvernement, comme les précédents, est, à l’évidence, incapable de répondre à l’ampleur et à la gravité de la crise malienne, qu’il s’agisse de l’impasse du processus de paix, de l’embrasement du Centre ou de la mauvaise gouvernance.

 

Damou Traoré, technicien en  électricité : « je ne pense pas que cette nouvelle équipe va faire mieux que les autres »

Comme à  chaque veille de fête, ou d’évènement de fin d’année, on a appris avec une grande surprise à travers les médias, le départ brusque d’Abdoulaye Idrissa Maiga de la primature la semaine passée. La nouvelle n’a pas surpris les observateurs avertis de la politique malienne. Mais nous autres si. A l’heure où je te parle, à part le Premier ministre Boubèye et les anciens membres du Gouvernement du PM sortant, je ne connais pas le reste du groupe de Boubèye. Mais, de toutes les façons je ne pense pas que cette nouvelle «équipe va faire mieux que les autres ».

 

Le bureau exécutif national  a tenu une assemblée générale extraordinaire le samedi 30 décembre 2017 dans la salle de conférence du mémorial Modibo Keita. C’est Mme Dembélé Oulematou Sow qui est élue présidente pour  5 ans.

Les travaux de ladite assemblée générale extraordinaire étaient présidés  par la secrétaire générale du bureau sortant, Mme Dembélé OulématouSow,  en présence des représentantes de la CAFO de toutes les régions du Mali   et celles des coordinations des six communes du district de Bamako,de Mme Nene Touré, représentante de la première dame , du maire de la commune III du district de Bamako, du représentant des familles fondatrices de Bamako etc.

Précisions qu’au cours de cette assemblée générale extraordinaire, les participantes ont apporté de l’amélioration sur les  textes qui régissent la CAFO  tout en modifiant certaines parties, elles ont  fait des résolutions et ont élu un bureau de 33 membres dirigé par Mme Dembélé Oulematou Sow.

La mise en application de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire, après son adoption par les députés à l’Assemblée nationale, a considérablement renforcé les capacités de défense des FAMA en armes, véhicules, et moyens aériens. En moins de cinq ans au pouvoir, le président Ibrahim Boubacar Keita a doté les Forces Armées du Mali des moyens de défense efficace pour une Armée républicaine.

En recevant deux aéronefs Y12 et deux hélicoptères de combat MI-35.T, en octobre dernier, le président de la République Ibrahim Boubacar Keita a confirmé son engagement à équiper les FAMA, au sol qu’en l’air. Et cela, en seulement quatre ans au pouvoir, le parc d’avion compte actuellement six nouveaux avions en attendant d’autres arrivages.

La Cérémonie solennelle de remise et de présentation de nouveaux aéronefs au Président de la République Ibrahim Boubacar Keita s’est déroulée le mardi 3 octobre 2017 à la Base Aérienne 101 de Bamako-Sénou.

Cette acquisition des aéronefs au compte de l’armée de l’air confirme l’engagement du Chef de l’Etat à rééquiper l’armée malienne, lui permettant de faire face à la menace actuelle qui pèse sur le territoire national.

Directement achetés aux fabricants, les deux Y 12 avec le CATIC, une société de l’Etat chinois et les deux MI- 35.T, avec le ROSOBORONEXPORT, une société de l’Etat russe. Ainsi, ils s’ajoutent aux deux autres avions acquis, bien avant, il s’agit de l’hélicoptère Puma et la CASA par le fabricant Airbus, un consortium européen.

Le parc avion de l’Armée de l’air a, déjà, enregistré six avions en attendant d’autres nouveaux arrivages notamment les Super Tucano qui doivent être livrés par le fabricant Ambrayer, une société de l’Etat brésilien.

Montée en puissance confirmée

La montée en puissance des Forces Armées du Mali ne souffre d’aucun doute. En témoigne largement des moyens de transports et de combat aériens acquis pour redonner à l’Armée malienne son lustre d’antan et faire de nouvelles gloires.

Toutefois, il faut noter que l'acquisition des avions de combat est entièrement financée sur le budget national.

Dans le but de permettre un équipement programmé des FAMA, en moyens aériens que terrestres, le président de la République Ibrahim Boubacar Keita a initié et soumis à l’Assemblée nationale la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire (LOMP).

Adoptée par les élus de la nation, en mars 2015, la LOMP entend progressivement rééquiper les FAMA pour une période allant de 2015 à 2019 avec une enveloppe budgétaire de plus de 1000 milliards de francs CFA.

Il faut rappeler que la LOPM a pour ambition de doter le Mali d’un outil de Défense nationale capable de relever tous les défis liés à la préservation de l’intégrité du territoire national. Cela, tant au plan sécuritaire qu’institutionnel.

Sans couverture aérienne, une tragédie

En célébrant le 22 septembre 2017, le président IBK a exprimé sa volonté de tout donné à l’Armée pour l’accomplissement de sa mission régalienne. A cette occasion, il avait notamment ajouté ceci : « Quand je pense à l’Armée malienne, des braves hommes sans couverture aérienne, était pour moi un drame. Une tragédie.  J’ai vécu ça quotidiennement, nuit et jour. Aujourd’hui, nous commençons à sortir la tête de l’eau. Comment ne pas être heureux. Quand je vois ces jeunes gens engagés fermement, corps et âmes, dans la lutte contre ce fléau qu’on nous a imposé, le terrorisme ».

Requinqué les troupes

Mesurant la portée réelle de l’ultime sacrifice des forces armées et de sécurité pour la défense de la patrie, les Députés à l’Assemblée Nationale, ont voté à l’unanimité un projet de loi de ratification de l’Ordonnance n°2016/16/P-RM du 18 août portant Statut Général des Militaires, en mai dernier. Cette mesure de garantie prise par le gouvernement a énormément requinqué les troupes.

Le Statut Général des Militaires prévoit le recrutement des militaires en fonction d’un contrat. Toutefois, il faut rappeler que le militaire servant sur la base d’un contrat est celui qui est admis dans les Armées et services pour une période déterminée et renouvelable. Cependant, l’engagement initial ne peut être inférieur à 5 ans dont une période probatoire d’un an.

Cette nouvelle loi complète aussi les grades de la hiérarchie générale dans l’armée et précise les conditions de recrutement, les règles d’exercice des droits civiques et politiques. Il définit, également, les obligations et responsabilités, les modalités de rémunération et de couverture des risques.

Devant les élus de la nation, le ministre de la défense a apporté des éclairages sur cette nouvelle loi et son ’importance. Selon lui, ce projet de loi apporte une innovation portant sur les ayants droit du militaire décédé sur le théâtre d’opération ou en service commandé.

En effet, les ayants droit du militaire décédé pourront bénéficier d’une indemnité forfaitaire mensuelle calculée sur la base de l’indice maximal du grade immédiatement supérieur, rapportée à la valeur indiciaire. Ils continueront de bénéficier cette indemnité jusqu’à leur majorité.

Le vote de ce projet de loi, selon le ministre, autorise le versement à sa famille, dans les trois mois qui suivent le décès d’un militaire, une autre indemnité forfaitaire égale à dix ans de salaire calculé sur la base de l’indice maximal du grade immédiatement supérieur.

Il faut noter que le vote de ce Statut Général des militaires apporte un changement notoire dans le corps des armées ; car, il ressort que nul ne peut être Général s’il n’a pas suivi et terminé un cycle d’enseignement militaire supérieur, scientifique et technique et, éventuellement, universitaire du troisième cycle.

Mobiliser 5000 militaires sur le terrain

En concert avec les cinq pays du Sahel, sous le leadership du président IBK la Force G5 Sahel a été créée et mise opérationnelle depuis septembre dernier. Le Poste de Commandement Centre de la Force Conjointe G5 Sahel est installé à Sévaré dans le centre du pays. Issue du Mali de la Mauritanie, du Tchad, du Niger et du Burkina Faso, la FC entend mobiliser 5000 militaires sur le terrain pour lutter contre le terrorisme et les narcotrafiquants dans la région du Sahel. Le Commandement de cette nouvelle Armée anti-terroriste au Sahel est placé sous l’égide du Général de Brigade malien Didier Dacko.

Coopération transfrontalière et régionale

En novembre dernier, pour rendre efficace l’action sécuritaire le long des frontières et sécuriser tout le Sahel, le Groupe d’Action Rapide de Surveillance et Intervention au Sahel-Mali (GAR-SI-SAHEL) a été lancé par le Gouvernement du Mali et l’Union Européenne.

En principe, le GAR-SI a été créé pour rendre plus efficace l’action préventive et réactive des forces de sécurité nationale afin de garantir un contrôle plus efficace du territoire et des frontières du Mali, de la Mauritanie, du Burkina Faso et du Niger.

Aussi, il entend créer des conditions favorables à une meilleure coopération transfrontalière et régionale parmi les pays concernés et ainsi contribuer à une lutte plus efficace contre les menaces transnationales dont celles posées par les réseaux terroristes et la criminalité organisée.

Toutefois, il faut rappeler que le GARSI est un projet régional pour la stabilisation des zones en faisant face à tout type de menace et renforçant les contrôles des frontières. Au Mali, le projet GAR-SI est estimé à plus de trois milliards de francs CFA dont le premier objectif : contribuer à la sécurité et à la stabilité du pays.

Les efforts du gouvernement du Mali en termes d’équipements, de recrutement et de formation des FAMA, ces dernières années, la multiplication des initiatives de sécurité sous régionale, en appui avec les forces étrangères en place, la lutte contre le terrorisme et toutes autres formes de menaces sur le territoire national et régional est devenue plus que jamais une réalité.

Avec l'Observateur

vendredi, 29 décembre 2017 00:00

Rétrospective de la diplomatie malienne en 2017

Frappé par la crise politico-sécuritaire depuis  2012, le Mali signe son retour dans le concert des grandes Nations grâce au caractère de Stratège et d’Homme d’Etat  du Président Ibrahim Boubacar Kéïta qui, dès sa prise de fonctions à la tête du pays, a fait du rétablissement des relations diplomatiques son cheval de bataille. L’année 2017 en est une singularité dans la perspicacité de l’Homme à renouer avec les partenaires du Mali.

 

 A la suite des événements survenus en mars 2012, ayant entraîné l’occupation des deux tiers du pays par les jihadistes et narcotrafiquants, le Mali vivait une crise de méfiance de la part de ses partenaires qui ont non seulement arrêté tout investissement, mais aussi plié bagages, du fait de l’insécurité qui prévalait. Ce qui a constitué une grande  menace existentielle contre le Mali, aggravée par le déplacement des populations du Nord vers les Régions du Sud et à l’Extérieur. Même la mise en place d’un régime de transition n’a pu convaincre les partenaires du Mali.

Arrivé au pouvoir, le 4 septembre 2013, après être élu par un score historique de plus de 77% des Maliens, le Président IBK s’est muni de son bâton de pèlerin pour revendre la destination du Mali auprès de ses partenaires traditionnels et également pour faire la cour aux nouveaux. Du Continent africain à l’Asie, en passant par l’Europe et l’Amérique et jusqu’en Océanie, pour des rencontres de haut niveau ayant permis aux partenaires du Mali de lui renouveler leur confiance, l’esprit de fair-play d’IBK a permis la tenue des conférences au sujet de son pays. L’Afrique, Paris, New-York, Washington, Doha, Berlin, Pékin, Dublin, Ankara et autres capitales, partout il a permis à ce que la Communauté internationale renouvelle progressivement sa totale confiance au Mali.

 

Mali plus fréquenté en 2017

Ainsi, au plan diplomatique, l’année 2017 qui s’achève a été riche en actions concrètes en faveur du Mali. Pour preuve : 

Les 13 et 14 janvier, Bamako a abrité le 27e Sommet Afrique-France pour « Le partenariat, la paix et l’émergence », en présence d’une quarantaine de Chefs d’Etat et de gouvernements ainsi que des Représentants de plusieurs organisations internationales. En organisant ce sommet à Bamako, les pays africains et la France ont souhaité que le Mali soit salué pour sa souveraineté et sa démocratie retrouvées.

Les 5 et 6 février, à l’invitation du Président de la République, Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta, les Présidents Roch Christian Kabore du Faso, Mohamed Ould Abdel Aziz de la République Islamique de Mauritanie, Issoufou Mahamadou de la République du Niger et Idriss Deby Itno de la République du Tchad ont répondu présents au Sommet Extraordinaire des Chefs d’État du G5 Sahel à Bamako sur le thème « Situation sécuritaire au Mali et son impact dans le Sahel ».

Les plaidoyers du Président IBK auprès de ses partenaires ont permis d’avoir le feu vert des Nations-Unies, ayant permis la tenue du Sommet Extraordinaire du G5 Sahel avec la France à Bamako, le 2 Juillet 2017. Les dirigeants du Sahel, en présence du Président français, Emmanuel Macron, ont donné un coup de pouce déterminant au déploiement de la Force conjointe de 5000 Hommes sur le terrain, contre le terrorisme dans le Sahel.

Tout récemment, les 7 au 8 décembre, la capitale bamakoise a abrité le Forum Invest in Mali mettant le pays sur le chemin de la richesse partagée. Des centaines d’investisseurs étrangers ont été au rendez-vous et rassuré à prendre la destination Mali et y créer des opportunités d'affaires pour ceux qui veulent véritablement entreprendre.

Un Diplomate européen en poste à Bamako, très revigoré des actions diplomatiques du Président IBK, va jusqu’à dire : «Jamais, un pays n’a aussi retenu l’attention des autres sur le régime actuel. Le Président Kéïta est l’artisan principal de la belle image qu’affiche le pays au reste du monde. Aujourd’hui, les Maliens peuvent être fiers de leur pays courtisé de part et d’autre, tant sur le plan diplomatique que dans les domaines  de l’investissement et de la coopération bi et multilatéral, … Il faut féliciter le Maître-Artisan pour ces liens rétablis, qu’est IBK».

                   

Une Diplomatie financière en marche

L’année 2017 a marqué un tournant décisif dans les relations bilatérales et multilatérales axées sur la coopération économique et financière entre le Mali et ses partenaires. Des milliards de francs CFA ont été mobilisés pour venir au chevet du Mali à la suite de diverses visites officielles effectuées à l’extérieur du pays par le Président de la République.

Au Royaume d’Arabie Saoudite, par exemple, les 17 au 22 avril 2017, le Chef de l’Etat, Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta, a pu susciter la confiance de Riyad qui a accepté de financer plusieurs projets de développement du Mali parmi lesquels la construction d’un hôpital de troisième génération, la construction d’un quatrième pont à Bamako, la réfection de la route Sévaré-Gao, la construction de l’aéroport de Kidal et la réalisation de la route Bourem-Kidal-frontière algérienne, la remise en circulation des trains voyageurs sur la voie ferrée Bamako-Kayes.

En outre, certains projets routiers seront planifiés, notamment  Fana-Massigui, Douentza-Tombouctou, Sadiola-Kéniéba, etc.

Après les visites d’amitié et de coopération successives du 22 au 24 janvier 2014, de mai et du 9 au 11 juin de la même année 2017, effectuées par le Chef de l’Etat, Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta, à Qatar, le 21 décembre dernier ont marqué un tournant dans les relations de coopération et d’amitié entre le Mali et ce pays.  C’est ainsi qu’il y a eu la visite de l’Emir qatari, Son Altesse Sheikh Tamin Bin Hamedb Al-Thani dans notre pays. Deux accords ont été signés dont un accord de coopération dans les domaines de l’Education physique et du Sport entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de l’Etat du Qatar et un Protocole d’Accord entre le Fonds de Développement de Qatar (QFFD) et la République du Mali pour le financement du projet d’Appui à l’Enseignement fondamental.

 

Le Mali plus attractif en 2017

Dans la même  dynamique, des nouvelles Missions diplomatiques et consulaires sont ouvertes et seront rendues plus visibles cette année.

 Obéissant au Projet de société du Président IBK, « Le Mali d’Abord », le Gouvernement d’Abdoulaye Idrissa Maïga a intensifié ses efforts. Des efforts résolument tournés vers le renforcement de l’action diplomatique pour garantir la paix et la sécurité, la mobilisation des partenaires bilatéraux et multilatéraux ainsi que de tous les Maliens pour une participation active à l’effort du développement national.

Au titre de l’année 2017, les actions en cours du Gouvernement ont porté sur la relecture de la carte diplomatique et le renforcement de notre place dans le monde, la promotion des Maliens aux différents postes au sein des Organisations internationales, régionales et sous-régionales, la tenue de la 11e Conférence des Ambassadeurs et Consuls Généraux, le renforcement de la sécurité juridique de la diaspora malienne, l’implication de la diaspora dans le développement du Mali à travers le TOKTEN, la poursuite du processus de déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel et la poursuite du processus d’élaboration de la Politique Nationale de Coopération au Développement. Ainsi, des ambassades et consulats ont été créés.

 

La diplomatie judiciaire au top

La coopération judiciaire a été l’un des aspects inaperçus sous la présidence d’IBK en cette année 2017. N’étant animé d’aucune intention à même d’obstruer la justice internationale de faire son travail, le Président de la République a laissé la liberté à la Procureure de la Cour Pénale Internationale, Mme Fatou Ben Souda, d’effectuer une visite dans notre pays pour constater elle-même la situation des Droits de l’Homme au Mali. Les efforts  fournis par le Gouvernement dans  la préservation et la protection des droits des personnes et de leurs biens sur le terrain ont été reconnus et appréciés à leur valeur par la Procureure qui s’est ouvertement félicitée de la détermination des autorités maliennes à préserver ces principes élémentaires de la vie.

En définitive, cette année 2017 finissant marque un virage décisif dans les liens de coopération et d’amitié entre le Mali et le reste du monde.

 Avec l'Observateur

Dans la journée du 16 Décembre 2017, vers 11heures 30mn, les inlassables éléments de l’Hôtel de Police de Korofina, ont reçu un appel téléphonique provenant d’une institution bancaire de la place, sollicitant leur concours. Illico, les fouineurs de la brigade de recherche se sont rendus sur les lieux et ont fait conduire le sieur Mohamed Ballo bombardé de faux documents (fausses cartes d’identité, faux chèques). Le quidam voulait effectuer un retrait frauduleux sur le compte d’un client de ladite banque. Sérieusement cuisiné, il déclara travailler sous les ordres et au compte d’un certain Hamza Diaby Alias le Maestro. Ce dernier est spécialisé dans la confection des cartes d’identité et dans le tirage des chèques qu’il mettait ensuite à sa disposition.

Une fois muni de ces faux documents; renseigne l'Observateur, les faussaires s’adonnaient à ce machiavélique jeu d’encaisser lesdits chèques.

Forts de ces renseignements, les hommes de Tapa Diallo mirent en branle leurs actives cellules de renseignement qui ont permis de mettre le grappin sur le sieur Hamza Alias le Maestro.

Le même jour, l’équipe de choc de l’officier de police émérite,  a procédé à une  perquisition au domicile de l’infortuné faussaire. Sur place, elle a fait la spectaculaire découverte d’une imprimante en couleur, des ordinateurs, des scanners, des faux passeports dont trois (03) de la Côte d’Ivoire, sept (07) de la Guinée Conakry dont deux diplomatiques et deux (02) du Mali, dix-neuf chéquiers provenant des banques nationales et internationales, plusieurs photos d’identité et un grand nombre de photocopies des documents de banques suscitées, des cartes magnétiques, des chéquiers de plusieurs banques de la place, des cachets des présumés commissaires de police Mamadou Maïga, Seydou Coulibaly, Dramane Sangaré, des cachets des commissariats, des lames, des chéquiers d’autres banques étrangères. Interrogé sur la propriété de cet étrange arsenal trouvé en son domicile, le Maestro a déclaré en être le propriétaire avant d’ajouter qu’il s’en sert pour effectuer des retraits indélicats dans les comptes d’autrui tout en bénéficiant de la complicité des proches des banques impactées.

Il s’agit de : Bank of Africa, BCS, BIM, BMS-SA, BNDA, BSIC, ECOBANK, CORIS-BANK, ORABANK.

Lerenard-mali.net

vendredi, 29 décembre 2017 00:00

IBK ET ATT: L’unisson des braves

Le retour de l’ancien Président de la République, Amadou Toumani Touré, qui était impatiemment attendu par l’ensemble du Peuple malien,  servira d’un atout important dans le processus de sortie de crise. Ce retour, initié par le Président Ibrahim Boubacar Kéïta, marque un tournant décisif dans le processus de paix et de réconciliation nationale, mais aussi dans la lutte contre le terrorisme.

 

Le dimanche 24 décembre 2017 a pris fin les 5 ans 8 mois d’asile dakarois de l’ex-Chef de l’Etat malien, Général Amadou Toumani Touré qui est de retour à Bamako avec sa famille. Comme l’a reconnu la Secrétaire aux Relations Extérieures du Parti pour le Développement Economique et Social (PDES), Mme Fatoumata Sacko, ce retour d’ATT « est de la seule initiative du Président Ibrahim Boubacar Kéïta », qui en avait déjà jeté les prémices.

 

La bonne foi d’IBK

Entre IBK et ATT, c’est entre frère et cadet. Les deux Hommes ont toujours œuvré pour un Mali Uni, stable et prospère. Contrairement aux discours de négativité que ne cessent de nourrir certaines personnes mal intentionnées au sujet des deux Hommes, le Président IBK a toujours été reconnaissant à ATT pour ses actions dans l’intérêt supérieur de la Patrie.

«Beaucoup de choses se disent sur nos relations, mais je sais qu’il n’y a ni intrigues ni méchanceté entre nous », avait expliqué Son Excellence IBK lors de la Journée du Paysan 2016, célébrée le 28 mai dans la commune rurale de Baguinéda. Tout en promettant à son cadet : « ATT, à bientôt ».

Ayant reçu le mouvement An Ka Ben, dans le cadre du programme de concertations qu’il a initié avec les forces vives de la nation, Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta avait précisé: « Je n’ai rien contre mon jeune frère ATT ».

Alors que beaucoup étaient dubitatifs quant aux assurances d’IBK pour ce retour, la surprise a été générale et merveilleuse lorsque le 22 décembre 2017, lors de la 14e  édition de la journée nationale des Communes du Mali, quand le Président de la République a déclaré : « En conscience, nous avons estimé le moment venu de demander à notre jeune frère Amadou Toumani Touré de revenir au Mali. Nous l'avons fait, pas en calcul politicien, je ne suis pas un politicien, je suis un Homme au service de mon peuple tout court. Je l'ai fait ; car, n'ayant pas quitté le pouvoir de la manière la plus légale.

Et lorsque la CEDEAO a estimé devoir contribuer à sa sauvegarde en demandant à mon cadet Macky Sall de l'y aider, Macky a envoyé son avion le chercher. Nous ne pouvons pas être en reste de dignité et de républicanisme en ne faisant pas en notre tour le geste inverse. C'est pourquoi, au nom du Mali, j'ai décidé à mon tour de lui envoyer d'abord une mission lui dire : mon cher cadet, il est temps que tu reviennes au pays, certaines affaires s'étant apaisées, le climat nous semble favorable pour un tel retour, et nous y contribuerons en vous envoyant chercher par l'aéronef de la République puisque vous avez quitté le Mali à bord de l'aéronef de la République du Sénégal. Tout est là, tout le reste est fadaise et je m'en n'occupe pas.

J'ai fait au nom de la République du Mali, je ferais pour la République du Mali ce que je pense devoir faire pour le Mali, pour l'honneur du Mali, le reste je le laisse aux spéculateurs de tous genres qu'ils en fassent leurs gorges chaudes et leur fonds de commerce habituel. Cela n'a aucune prise sur moi. Voilà en tout et pour tout de quoi il retourne.

Donc, si Allah Soubhanawat 'Allah nous rend la chose favorable, le dimanche (24 décembre2017) matin, l'avion de la République ira chercher le Président Amadou Toumani Touré pour le ramener au Mali. Et, en bon jeune frère, en bon cadet, il a souhaité déjeuner ce jour-là avec son grand frère à ma Résidence. Donc, tout ce que ce pays a d'esprit sain est appelé à prier pour nous dans l'esprit dans lequel je l'ai fait que Allah sait, mon cœur sait, cela suffit ».

IBK signe le 24  décembre 2017 dans les annales du Mali

Chose promise, chose due. Tel que le Chef de l’Etat l’a promis, cette journée-là a été marquée par le retour effectif de l’ancien Président ATT. Ainsi, à 11h45 mn, l’avion présidentiel malien transportant atterrit sur le tarmac de l’aéroport. C’est un Aéroport International Président Modibo Kéïta, Bamako-Sénou, plein à claquer. A 12 H 8 MN juste, le Président ATT foule de ses pieds le sol malien. Sur la pancarte : « Merci IBK », « La Réconciliation est en marche », « ATT An Ka Ben vous souhaite la bienvenue », « Toute la famille réunie du Mali dit merci à IBK et vous (ATT) souhaite un bon retour au Mali ».

 

Des remerciements d’ATT à IBK

Au salon d'honneur du Pavillon présidentiel où il a entretenu avec le Premier Ministre Abdoulaye Idrissa Maïga, l’ex-président ATT, Général d’Armée de son état, a eu une pensée pieuse pour tous ceux qui tombés sur le champ de l’honneur.

«C'est avec beaucoup d'émotions que je rentre au pays natal. Permettez-moi tout d'abord de réserver une pensée pieuse aux victimes civiles et militaires maliennes et étrangères du fait d'une guerre injuste et cruelle qui nous a été imposée depuis tant d'années. Aux blessés, aux handicapés et à tous ceux qui ont éprouvé des douleurs énormes, je leur souhaite prompt rétablissement », a-t-il déclaré.

L’ancien Président ATT a surtout salué et remercié du fond de son cœur le Chef de l’Etat, Son Excellence IBK, pour tout ce qu'il a consenti comme efforts et toutes les commodités qu'il a fait mettre en place pour lui permettre  de revenir dans notre très cher pays.

 

« Je lui dis merci. Je suis profondément comblé », a avoué ATT. Sans oublier de présenter également « ses devoirs à l’ensemble du peuple malien et à tous ceux qui, en Afrique comme à travers le monde, m'ont aidé, soutenu et parfois assisté ». 

La réconciliation s’amorce

 

Certains se demandent ce que peut changer au Mali le retour de l’ex-président ATT. Loin des calculs politiques, ce retour amorce un grand pas dans le processus de réconciliation nationale de tous les Maliens, lancé par le Président de la République depuis la Conférence d’entente nationale du 27 mars et 2 avril 2017.

En effet, cette Conférence d’entente nationale, conçue comme un espace de réflexion inclusive et de dialogue inter-maliens avec pour socle la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble, est prévu par l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. Sa tenue a permis d’instaurer un débat approfondi et inclusif entre toutes les composantes de la nation malienne et de la diaspora sur les causes profondes du conflit.

 

Ce retour est en sorte un prolongement de ce processus. Sur les lèvres des acteurs maliens comme l’Artiste chanteuse Djénéba Seck, des Honorables Députés comme Samba Yattassaye de Mopti, des Responsables d’associations tel que le Président du « Mouvement IBK 2018 en marche », Abdoul Aziz Diallo, des Dames Fatoumata Sacko, Traoré Nassouman Soumahoro, Aminata Dramane Traoré ou Tall Awa Touré, toutes du parti PDES, le maître mot de ce retour est simplement « La Réconciliation nationale».

 

« C'est pour la première fois sur le continent africain qu'un Président qui séjourne à quelque part et que le Président en exercice accepte de le ramener. Cela est une fierté et nous accompagnons IBK dans ce sens. Parce qu'il a eu le sens de la réconciliation nationale. Aujourd'hui, les Maliens aspirent à cette réconciliation nationale », a soutenu Abdoul Aziz Diallo.  Et Mme Aminata Dramane Traoré de renchérir : « L'ex Président de la République ATT vient dans le cadre de la paix et du processus de réconciliation nationale. Son arrivée est un grand pas dans la réconciliation nationale. Par exemple, il y a des gens que je n'avais pas vus depuis cinq ans. Aujourd'hui, nous, PDES, sommes avec les gens du RPM. Ce qui, à un moment, n'était pas possible. Aussi, il y a ici des militaires qui n'étaient pas avec ATT. Tous ceux-ci sont des facteurs de réconciliation nationale. ATT est parti sous le feu, il revient dans un avion de commandement du Président IBK. A ce titre, je pense que la paix est effective. En sommes, je dis à tous les Maliens que nous sommes heureux, fiers, que le Président IBK a été au début et à la fin du processus. Pour cela, nous lui remercions et disons au soldat de la démocratie bienvenue à la maison ».

 

En laissant la porte de retour grandement ouverte à ATT qui accepte la main tendue de son aîné IBK, les Présidents IBK et ATT sont à l’unisson et marquent d’une pierre blanche l’amorce de la réconciliation au Mali : leur unique vision.

 Avec L'Observateur

Le retour du Président ATT est sur toutes les lèvres à Bamako. L'ex chef d'Etat ne se mêlera pas à la politique, selon la Secrétaire Nationale du Comité Directeur National du PDES. "

Je vous le dis, je vous le confirme le Président ATT qui n’a d’ailleurs jamais été un homme politique, ne prendra pas part au débat et ne se mêlera pas de politique", a confié

Mme Fatoumata Sacko dite Djina dans un entretien avec nos confrères de Maliweb.

Pour rappel, c’est ce parti, le  PDES qui a demandé le retour du Président Att au Mali après près de 6 ans d'exil au Sénégal.

Lerenard-mali.net

 

 

International

La voix du renard

Chronique