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mardi 24 avril 2018 | Connexion

Aissata Bathily

Les transporteurs de Gao réclament des mesures sécuritaires urgentes sur les axes routiers. Le Collectif demande la sécurisation des axes reliant la ville et les autres localités et la dotation des forces armées maliennes des blindés et d’équipements militaires sophistiquées.

Selon les responsables du Collectif, Aliou Sagayar est joint par Studio Tamani, la multiplication des braquages, des attaques terroristes, la pose des mines et l’état de dégradation avancée des routes requièrent la disponibilité des moyens de sécurité adaptés.

L'ancien international de football sénégalais, El Hadji Ousseynou Diouf, a été auditionné par la Section de recherches de la gendarmerie sénégalaise.

Il est ressorti libre de l'interrogatoire, selon un adjoint du procureur de Dakar, a appris la BBC auprès du ministère sénégalais de la Justice.

Il était convoqué après des menaces de mort qu'il a proféré à l'encontre de Souleymane Tall, un homme à qui il reproche d'avoir prêté un véhicule à son épouse.

Dans un enregistrement audio qui circule sur les réseaux sociaux et dans la presse en ligne sénégalaise, une voix qui semble être celle du double ballon d'or africain profère des menaces de mort vis-à-vis de Souleymane Tall.

Ce dernier a porté plainte pour menaces de mort et l'affaire est entre les mains de la section de recherche de la gendarmerie qui mène son enquête.

Elhadji Diouf est le seul joueur sénégalais double ballon d'or africain.

Il était l'un des plus grands joueurs de l'équipe nationale du Sénégal de football qui s'est qualifiée pour la première fois à une coupe du monde en 2002.

Interrogé par BBC Afrique, Mr Diouf a refusé de commenter l'affaire.

Malgré les mesures prises par la commission sécuritaire de Bourem, pilotée par le Préfet du Cercle, les enlèvements de véhicule se poursuivent. Un commerçant a été braqué hier à Tondibi vers 9 heures. Il a été dépouillé de tous ses biens et son véhicule a été emporté par des bandits armés.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le jeudi 08 février 2018 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République.

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :

 

– adopté des projets de texte ;

– procédé à des nominations.

– et entendu une communication.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE

Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte portant ratification de l’Accord-cadre de financement par vente à tempérament et l’Accord de crédit-bail, signés à Washington, le 10 octobre 2017, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Islamique de Développement, en vue du financement du projet de construction de la Centrale électrique thermique de 100 Mégawatt à Sirakoro.

Dans le cadre du financement du Projet de construction de la Centrale électrique thermique de 100 Mégawatt à Sirakoro, la Banque Islamique de Développement a conclu avec le Gouvernement de la République du Mali :

– un Accord-cadre de financement par vente à tempérament accordant un prêt d’un montant n’excédant pas 5 millions 50 mille Euros, soit 3 milliards 312 millions 582 mille 849 francs CFA environ ;
– un Accord de Crédit-bail pour un montant ne dépassant pas 142 millions 950 mille Euros, soit 93 milliards 769 millions 53 mille 150 francs CFA environ.

Le projet, objet des présents accords de financement, vise à satisfaire la demande en électricité sur le réseau électrique national interconnecté, en particulier les besoins en électricité de la ville de Bamako et ses environs.

Sa réalisation permettra également de réduire les subventions au secteur de l’électricité et de diminuer le coût global de l’approvisionnement en électricité et les tarifs pratiqués.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif à la fourniture, l’installation et la mise en service de centrales hybrides photovoltaïques-diesel dans trois localités en République du Mali : Diondiori, Diafarabé et Kokry.

Le marché, d’un montant de 2 milliards 452 millions 19 mille 214 francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution de 49 semaines, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement SAGEMCOM ENERGY et SAGEMCOM-MALI.

L’exécution du marché s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Systèmes Hybrides d’Electrification Rurale. Elle permettra d’améliorer l’accès des populations rurales et péri urbaines défavorisées à des services énergétiques de base.

Le financement du marché est assuré par la Banque Mondiale.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

– Haut fonctionnaire de Défense auprès du Ministère des Mines et du Pétrole
Lieutenant-colonel de Gendarmerie Seydou MARIKO.

– Haut fonctionnaire de Défense auprès du Ministère de l’Education Nationale
Colonel Faguimba KEITA.

– Haut fonctionnaire de Défense auprès du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique
Lieutenant-colonel Nouhoum N’DIAYE.

– Haut fonctionnaire de Défense auprès du Ministère du Commerce et de la Concurrence
Colonel Harouna HAIDARA.

– Haut fonctionnaire de Défense auprès du Ministère de la Culture
Colonel Batio TRAORE.

– Haut fonctionnaire de Défense auprès du Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille
Lieutenant-colonel Zaleha ABDOULAYE.

– Haut fonctionnaire de Défense auprès du Ministère du Développement Industriel
Lieutenant-colonel Issa DIALLO.

– Haut fonctionnaire de Défense auprès du Ministère des Affaires Religieuses et du Culte
Lieutenant-colonel Abdoulaye Dantioko CAMARA.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

– Chargé de mission
Monsieur Allaye Oumar GUINDO, Socio-anthropologue.

– Gouverneur de la Région de Koulikoro
Colonel Mamary CAMARA.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SOLIDARITE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE

– Directeur National du Développement Social
Monsieur Almahadi IBRAHIM, Professeur d’Enseignement Supérieur.

– Directeur Général de l’Observatoire du Développement Humain Durable et de la Lutte contre la Pauvreté
Monsieur Bouréma Fasséry BALLO, Ingénieur de la Statistique.

– Inspecteur à l’Inspection des Affaires Sociales
Monsieur Aboubakar Hamidou MAIGA, Administrateur de l’Action sociale.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

– Secrétaire général
Monsieur Mama COUMARE, Médecin.

– Conseillers techniques
 Monsieur Mohamed BERTHE, Médecin ;
 Monsieur Youssouf COULIBALY, Médecin Anesthésiste-réanimateur.

– Directeur National de la Santé
Monsieur Ousmane DEMBELE, Médecin.

– Directeur de la Cellule de Planification et de Statistique
Monsieur Aly DIOP, Planificateur

– Directeur des Ressources Humaines des Secteurs Santé, Développement Social et Promotion de la Famille
Monsieur Etienne COULIBALY, Administrateur civil.

AU TITRE DU MINISTERE DES DROITS DE L’HOMME

– Conseiller technique
Madame Tiouta TRAORE, Journaliste-Réalisateur.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE

– Chargés de mission
 Monsieur Oumarou KODIO, Planificateur ;
 Madame Fatoumata TOURE, Linguiste.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

– Conseiller technique
Monsieur Mamadou COUMARE, Maître Assistant.

– Directeur général du Centre national des Œuvres Universitaires
Colonel Ousmane DEMBELE.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA COMMUNICATION

– Directeur National de l’Economie Numérique
Docteur Hamidou TOGO, Professeur.

AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT LOCAL

– Conseillers techniques
 Monsieur Ibrahim ARBONCANA, Ingénieur de la Statistique ;
 Monsieur Oumar TOUNKARA, Ingénieur d’Agriculture et du Génie Rural ;
 Monsieur Ichiaka KEITA, Magistrat.

– Chargés de mission
 Monsieur Mohamed Ould MAMOUNY, Journaliste-Communicateur ;
 Madame Aïchatou CISSE, Juriste.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU

– Secrétaire Général
Monsieur Moussa CISSE, Ingénieur de l’Industrie et des Mines.

– Analyste financier à la Commission de Régulation de l’Electricité et de l’Eau
Monsieur Mouroukoro SANGARE, Economiste.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE

– Conseiller technique
Madame KEITA Yiraba KEITA, Inspecteur des Finances.

AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DU DESENCLAVEMENT

– Directeur général de l’Autorité Routière
Madame Lalla KOITE, Ingénieur de Génie Civil.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

Le Conseil des Ministres a pris acte de l’arrestation des auteurs présumés du viol collectif d’une jeune fille à Bamako et a adressé ses vives félicitations aux forces armées et de sécurité.

Le Conseil des Ministres a invité les populations à renforcer la collaboration avec les forces armées et de sécurité dans la lutte contre la criminalité.

Bamako, le 08 février 2018

Le Secrétaire général du Gouvernement,

Madame SANOGO Aminata MALLE
Officier de l’Ordre national

Le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion demeure une priorité pour la paix au Mali.

Alors que le pays connait une montée de la violence, la paix semble encore un objectif lointain. Le processus de désarmement démobilisation et réinsertion (DDR) demeure une préoccupation importante des populations maliennes, en particulier celles du nord. Mener le DDR dans ce type de contexte pose d’énormes défis à la fois politiques et sécuritaires. Pourtant, il doit devenir une priorité pour donner un nouvel élan à un processus de paix fragile.

 

Ce mécanisme est prévu par l’Accord préliminaire à l’élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix de 2013 et repris dans l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger (APR) de 2015. Néanmoins, peu d’avancées majeures ont été enregistrées ces dernières années dans la mise en œuvre de l’APR, y compris dans ce domaine.

L’ineffectivité du DDR maintient le pays dans une spirale de la violence dangereuse pour la cohésion sociale

Au Mali, bien que le DDR découle des accords de paix successifs, il concerne en plus des combattants des groupes armés signataires, ceux des groupes extrémistes violents et des mouvements d’auto-défense, à condition que ces derniers renoncent à l’usage de la violence. Cette approche promue par les autorités nationales démontre la complexité de la réalité du terrain caractérisée par la présence de plusieurs mouvements armés non signataires des accords de paix.

Les avancées dans le processus de DDR se résument pour le moment à la création d’une commission nationale et la construction de huit (8) sites d’accueil des combattants répartis entre Tombouctou, Gao, Ménaka et Kidal. Le cantonnement, étape préalable au démarrage du DDR, peine à se concrétiser. Les groupes armés n’ont toujours pas communiquer les listes de leurs combattants. Le Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), dont l’une des missions est de sécuriser les différents sites, n’est présent qu’à Gao, les unités de Tombouctou et Kidal n’étant toujours pas fonctionnelles.

Les raisons expliquant le peu de progrès enregistrés sont multiples et tiennent à la fois à des enjeux politiques et sécuritaires. En premier lieu, il y a l’absence de confiance entre les parties signataires. Les Groupes armés signataires accusent souvent les autorités nationales de ne pas suffisamment avancer sur les questions politico-économiques et utilisent le DDR comme un moyen de pression. À l’inverse, le gouvernement semble peu enclin à presser le pas sans des progrès tangibles sur les mesures sécuritaires telles que le cantonnement et l’installation des unités du MOC de Tombouctou et de Kidal.

La course à l’armement installe un climat de suspicion préjudiciable à la réconciliation nationale

Le gouvernement doit aussi composer avec une partie de l’opinion publique hostile à l’idée d’intégrer dans les structures étatiques des combattants dont la loyauté est sujette à caution d’une part et, d’autre part, avec l’armée qui garde encore en mémoire le traumatisme du massacre d’Aguelhok en janvier 2012 au cours duquel une centaine de soldats a perdu la vie dans des circonstances atroces.

Cette méfiance doit être analysée dans une perspective historique. En effet, le Mali en est à son cinquième accord de paix depuis le début des années 1990. Les échecs passés ont laissé des traces dont il convient de prendre la mesure pour comprendre les difficultés actuelles, notamment en ce qui a trait au DDR. Certains des acteurs de cette période jouent encore un rôle actif dans le processus de paix en cours, soit au sein des groupes armés, soit pour le compte du gouvernement malien.

En second lieu, la persistance de la menace terroriste continue de nourrir des inquiétudes quant à la faisabilité d’un tel processus. Les groupes extrémistes violents demeurent actifs sur le terrain. L’attentat contre l’unité du MOC à Gao en janvier 2017, le plus meurtrier du pays, et les récentes attaques dans le nord et le centre en janvier 2018, avec près d’une cinquantaine de morts civils et militaires sont là pour le rappeler.

Les acteurs internationaux disposent de moyens de pression pour débloquer le processus de DDR

Cette situation rappelle la difficulté à mettre en œuvre un processus de DDR dans un environnement complexe dominé par des attaques asymétriques. Pour autant, elle ne doit pas servir de prétexte pour repousser indéfiniment une étape essentielle de l’accord de paix. Les patrouilles mixtes prévues dans le cadre du MOC devront pleinement jouer leur rôle.

En attendant, les conséquences de l’ineffectivité du DDR sont nombreuses et maintiennent le pays dans une spirale de la violence dangereuse pour la cohésion sociale. Les groupes armés ont souvent des difficultés à entretenir leurs combattants. Dans des régions en très grande difficulté économique, la tentation est donc grande pour certains de recourir à des méthodes brutales contre les populations afin de subvenir à leurs besoins.

« L’autre jour, nous revenions de la foire hebdomadaire lorsqu’un groupe d’hommes en armes nous a arrêtés. Après des tirs de sommation, leur chef nous a intimé l’ordre de vider nos poches et de lui donner nos biens de valeur. L’un d’entre nous a refusé d’obtempérer. Ils lui ont tiré une balle dans le pied. Tant que le DDR ne sera pas effectif, il n’y aura pas de paix au Mali ».

Le récit de ce jeune originaire d’In Tillit, localité située dans la région de Gao, n’est pas un cas isolé. Il illustre le quotidien de centaines de personnes, dans le nord et le centre du pays, qui souffrent de la prolifération des groupes armés et de la grande disponibilité des armes. Les populations tentent de s’armer en s’organisant parfois en mouvements d’auto-défense. Cette course à l’armement installe progressivement au sein des communautés un climat de suspicion préjudiciable à la réconciliation nationale.

Le Mali entre dans une phase cruciale avec en ligne de mire les scrutins à venir dont la présidentielle de juillet 2018. L’absence de progrès significatifs dans la mise en œuvre de l’APR, notamment dans le processus de DDR, hypothèque l’avenir du pays. Les parties maliennes doivent inscrire leur action dans une démarche qui fasse de l’intérêt général une priorité pour éviter que le pays ne rechute.

La nouvelle dynamique, installée au lendemain de la 23ème réunion du Comité de suivi de l’accord, tenue les 15 et 16 janvier derniers et ayant vu l’adoption d’un chronogramme prévoyant des actions concrètes dans la mise en œuvre des différentes dispositions de l’APR dont le DDR, au cours des prochaines semaines, doit être encouragée et soutenue par les acteurs internationaux. Ils disposent pour cela de différents moyens de pression, y compris le régime de sanctions adopté en septembre dernier, pour débloquer le processus de DDR.

Ibrahim Maïga, Chercheur basé à Bamako, ISS Dakar

Dans une interview exclusive qu’il nous accordée, le président de SADI, l’Honorable Dr Oumar Mariko, nous parle à cœur ouvert. Il regrette qu’il n’ait pas été entendu en 2012 quand il se battait contre l’intervention des forces étrangères dans notre pays. Le président de SADI évoque 2018, en estimant que les élections ne permettront pas à coup de sûr de résoudre et se dit favorable au maintien du Président IBK en fonction, sous réserve du respect de certaines conditions. Il a aborde également ses rapports avec l’opposition politique. Lisez plutôt.

La Lettre du Peuple : En 2012 et 2013, vous étiez opposés à l’arrivée des forces des Nations unies dans notre pays. Aujourd’hui, avec les attaques meurtrières, peut-on dire que le temps vous a donné raison ?

Oumar Mariko :

Merci beaucoup, oui, mais permettez-moi tout d’abord de préciser deux choses. Pourquoi, je ne voulais pas de l’intervention étrangère dans les affaires du Mali ? Parce que j’ai pensé et je le crois toujours que les Maliens ont beaucoup de ressorts culturel, social et politique qui peuvent les permettre, même après des morts et des assassinats de s’assoir et de dessiner des perspectives nouvelles pour le pays. Je n’avais pas perdu foi aux Maliens, même si j’avais perdu foi à ceux qui nous ont dirigés à l’époque et ceux qui les ont soutenus. Alors, pour moi, c’était faisable, c’était dans le domaine du faisable. L’aide extérieure peut être sollicitée lorsqu’on s’entend sur une orientation précise sur les actes à poser. Mais l’aide extérieur qui vient en sauveur a toujours un agenda qui n’est pas forcément celui des protagonistes sur le terrain. A l’époque, j’ai pensé que la situation du nord n’exigeait plus une intervention extérieure après la chute d’ATT, un seul coup de feu ne devrait être tiré. Je fais comme preuve, le fait que Mahmoud Dicko à la tête d’une délégation du conseil islamique avait fait un tour à Kidal. Je fais référence au fait que des émissaires de Gina dogon étaient allés jusqu’à Kidal. Et aussi, au fait que moi-même, j’avais fait, à la tête d’une délégation du parti SADI et d’autres personnes qui n’étaient du parti, une visite à l’armée à Niafunké. Et aussi aux multiples va-et-vient des populations de Kidal à Bamako et à la résistance des populations de Gao, de Tombouctou et de toutes ces zones dites à l’époque des zones occupées. Les populations ont opposé une farouche résistance. Mais il y a aussi le fait que la rébellion n’était pas homogène, elle était hétérogène. Une fine lecture de cette situation qui prend en compte le fait que la gestion politique du pays a été désastreuse, je crois qu’on avait mal à nous asseoir pour parler. Effectivement, le temps a donné raison que ceux qui ont pensé que la France serait venue avec la Minusma pour aller écraser les rebelles et au-delà même pour certains, écraser tout ce qui était blanc, Tamasheq, arabe etc., tous en ont aujourd’hui pour leur compte. Je n’en suis pas pour autant fier. Je n’en tire aucune gloriole. Je suis plutôt meurtri pour n’avoir pas été écouté. Je suis davantage meurtri par ce que la situation est de plus en plus grave et gravissime.

La Lettre du Peuple : Que proposez-vous aujourd’hui pour que ces attaques puissent cesser ?

Oumar Mariko :

Ce que j’ai dit hier reste encore d’actualité, à savoir le dialogue. Aujourd’hui, pour moi, le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta est disqualifié comme ATT l’a été. Pour moi, une partie de l’opposition aussi recèle des éléments disqualifiés. Aujourd’hui, le temps est venu pour que certains partis politiques comme le nôtre et certaines personnalités politiques et la rébellion elle-même dans ce qu’elle a de personnalité qui sont opposées à une quelconque partition du territoire du Mali, se donnent véritablement la main. Je ne suis pas sûr que les élections puissent régler la question. Les gens sont en train de tourner autour de cela. On parle de transition, de ceci et de cela. Ce sont des gesticulations du genre en mal de position, en mal d’enrichissement et de pouvoir.Les élections ne règleront absolument rien du tout. C’est pourquoi, il y a quelques mois de cela, j’avais dit au moment de la lutte anti-constitution d’IBK, qu’on rentre dans l’histoire de son pays de plusieurs manières. Même par la démission, on peut rentrer dans l’histoire de son pays qui est aussi une grandeur. Ibrahim Boubacar Keïta doit prendre la mesure de la situation pour faire 3 ou 4 annonces fortes. Une première annonce, c’est dire qu’il n’est pas candidat à sa succession. Une 2ème annonce, serait de dire clairement au Peuple malien qu’il ne désignerait pas de candidat à sa succession. La 3ème chose, c’est dire qu’il a besoin des hommes et des femmes de ce pays pour que nous puissions nous asseoir sur les bonnes bases d’un dialogue, qu’on nettoie le fichier électoral. Il faudra aussi qu’on ouvre les médias d’Etat pour que les citoyens notamment les hommes politiques, la société civile rentrent en débats et que tous ceux qui ont quelque chose en termes de liens aux mouvements de la rébellion rentre dans l’Etat afin nous puissions jouer à l’accalmie. Et également il s’agit bien de faire en sorte que ceux qui sont à l’extérieur du pays retourne et que nous posions la problématique des élections dans ces conditions. Si cela vaut pour la classe politique, pour le Peuple malien, qu’IBK ne parte pas le jour J, ça vaudra la peine. Cela n’a rien à avoir avec cette question de transition qui n’est d’autre qu’une transition politicienne. Je pose ce problème, ni en termes de poste de responsabilité, parce que j’aspire à prendre le pouvoir dans ce pays afin de valoir et prévaloir mes idées. Je sais que je peux sortir ce pays de l’ornière. Autrement, je ne serai pas aujourd’hui dans la lutte politique. Ça peut se ressembler quelque peu. Mais dans cette démarche précise, il y a des gens qui sont d’office disqualifiés. Je sais que le SADI n’est pas disqualifié. Ceux qui sont disqualifiés, ce sont ceux-là qui sont trempés dans la gestion de ce pays et qui ont fait des détournements de fonds avérés. De ce fait, sont disqualifiés de cette démarche politique, les partis politiques, les hommes politiquesqui pensent que c’est la France, les Américains qui ont la clé du problème. Mais ceux qui pensent que la solution réside en nous-mêmes, ce sont eux qui peuvent être inclus dans cette démarche politique. Il faut une bonne dose de la société civile, de partis politiques reconnus. On se connait aujourd’hui tous dans ce pays-là. On sait qui peut travailler pour faire sortir ce pays dans cette situation. Tout cela ne peut pas se faire sans l’implication réelle des mouvements de la CMA. Pour moi, pas de milices dedans. Il faut exclure toutes les milices. Chaque milice a choisi un camp. Les milices qui sont avec l’Etat doivent se remettre avec l’Etat. Celles qui sont avec la rébellion doivent se remettre avec celle-ci. Cette situation peut être conduite à mon avis pour arriver à trouver une accalmie et à une sortie de crise. Je n’ai pas bien élaboré tout ça, mais je pense intimement qu’Ibrahim Boubacar Keïta peut jouer un rôle essentiel et fondamental dans cette démarche s’il prend la mesure de la situation ainsi posée. Le reste va se résoudre calmement. Parce qu’il sait qui a fait quoi et qui sait quoi. En ce moment, il va avoir une objectivité de jugement. La difficulté, c’est que c’est quelqu’un, à un moment donné, qui s’est beaucoup prononcé. Mais dans tous les cas de figures, je suis presque sure aujourd’hui, qu’on ne fera pas d’élections transparentes en République du Mali. Une élection sur fonds de corruption, d’achats de conscience, de tripatouillages administratifs, va sonner le glas de notre pays. Et soyez sûrs d’une chose, chacun va prendre ses aises, la rébellion va prendre ses aises la communauté internationale va prendre ses aises et le Mali va être infernal. Tous les endroits d’accalmie vont être infernaux. L’Etat ne contrôle pratiquement plus rien. L’Etat ne contrôle pas Kidal, Gao, Tombouctou. Il ne contrôle pas une partie de Ségou. Bientôt, l’Etat ne contrôlera pas Sikasso. On va retrouver à tout venant, les voyous, les gens qui veulent survivre, les pieds nus. Tout le monde va se retrouver pêle-mêle dans une situation qui est chaotique. A mon avis, les élections ne seront pas transparentes. D’un côté, il y a le pouvoir qui a le souci de se maintenir coute que coute, vaille que vaille. De l’autre côté, une partie de l’opposition qui est dans des calculs politiciens de haute portée et qui est dans la position qui dit tout sauf IBK. Alors nous, au SADI, nous disons tout sauf le système qui a été incarné par IBK et les autres depuis 1992. Le schéma élaboré en 1992 a battu en brèche un autre schéma dont nous étions les porteurs. A l’époque, nous avions demandé une constituante, l’assainissement, l’économie et les finances du pays et la mise sur le banc de touche ceux qui étaient trempés dans les malversations et dans des crimes commis contre les populations au nord tout comme au sud. Malheureusement, on n’a pas été écouté. Ce qui est en chemin aujourd’hui, c’est le pouvoir privé qui a pris le dessus sur la puissance publique de l’Etat. Ceux qui ont incarné ce système-là devraient être sanctionnés par le Peuple. Il faut aider le Peuple à sa juste compréhension.

La Lettre du Peuple : Quels sont vos rapports avec vos amis de l’opposition ?

Oumar Mariko :                                  

L’opposition n’est pas mon problème. Mon problème, c’est comment prendre le pouvoir. Et c’est le pouvoir qui m’intéresse. Il y a le pouvoir et une partie de l’opposition qui se sont mis dans un schéma dans lequel je ne souscris pas du tout. Ils ont créé ce qu’on appelle le chef de file de l’opposition. Le parti SADI était le seul opposé à cela. De cette loi qui porte statut du chef de file de l’opposition, ils veulent montrer aujourd’hui au Mali qu’on est avec IBK ou avec Soumaïla Cissé. Je dis son nom parce c’est son nom qui est collé au chef de file de l’opposition. Sinon, ça ne m’intéresse pas. Etre dans l’opposition ne veut pas dire qu’on est avec le chef de file de l’opposition. Beaucoup de Maliens ont du mal à savoir de quel côté se trouve le SADI aujourd’hui. Parce qu’ils nous conçoivent de l’opposition comme étant derrière Soumaïla Cissé. Et ils nous conçoivent du pouvoir comme étant Ibrahim Boubacar Keïta. Donc, les gens pensent qu’on n’est pas de l’opposition si on n’est pas avec Soumaïla Cissé. Et cela est fait à dessein. C’est un jeu dans lequel le même réseau de Alpha, ATT, IBK etc…. ont tissé de longues dates. Et c’est IBK qui l’a réussi pour faire la confusion. De ce point de vue, on a constaté que le Gouvernement envoie nos courriers au siège du Chef de file de l’opposition. Le SADI dit qu’on ne touche pas à aucun courrier qu’on envoie au chef de file de l’opposition. On est contre. Après le Premier ministre a tenté de rencontrer toute l’opposition au siège du chef de file l’opposition. Nous avions dit que nous ne partions pas à cette rencontre. Ils ont dit encore qu’il faut qu’on se retrouve à l’Assemblée nationale avec l’ADP-Maliba, le SADI, plus VRD pour rencontrer le Premier ministre. Nous avions dit à l’ADP-Maliba et VRD que nous n’irons pas. Nous sommes identifiés et nous avons une identité remarquable. Nous ne pouvons pas être gérés n’importe comment.

Aussi de l’autre côté, le Chef de file de l’opposition joue à ses passés comme étant le patron de tous les partis politiques de l’opposition. Nous n’allons pas rentrer dans ce jeu et dans ces combines.

Mais pour ce qui concerne les luttes à mener ensemble, toute lutte qui touche fondamentalement au pays, alors nous les mènerons avec tous ceux qui sont contre cette pratique. Exemple, nous nous sommes retrouvés contre la constitution d’Ibrahim Boubacar Keïta. De ce pas, nous sommes prêts à nous allier avec tout le monde pour exiger des élections transparentes. Nous sommes prêts à nous allier avec tout le monde pour que l’ORTM ne soit pas la chasse gardée de Sidiki Konaté et d’Ibrahim Boubacar Keïta. On n’est contre aussi le fait que les Administrations s’ingèrent dans élections. Pour des questions d’intérêt national, SADI peut s’allier avec n’importe quel parti ou association de la société civile. Mais il ne va pas venir pour créer une espèce d’amalgame pour dire que le SADI est derrière x ou y. Sur le terrain, il y a aussi des nouveaux candidats déclarés par-ci par-là que nous respectons. Certains se promènent dans les villages chaque fois, comme ils ont beaucoup d’argent et de moyens pour dire qu’ils sont avec Oumar Mariko et le SADI. Certains vont jusqu’à créer un mouvement avec la dénomination Kayiria pour faire encore confusion, tout ça pour faire croire qu’ils sont avec Oumar Mariko. Je profite de votre journal pour dire solennellement que le parti SADI n’a aucune alliance politique, électorale avec qui que ce soit, que ça soit des candidats indépendants, que ça soit des partis politiques. On n’a aucune alliance avec personne. Je précise aussi que le parti SADI se bat pour des valeurs. On est pour la libéralisation et la caporalisation de l’ORTM. Ce combat, on est prêt à le mener avec la société civile. On a fait des luttes classiques comme contre l’accaparement du foncier, contre la privatisation de l’HUICOMA, la BETRAM, pour soutenir les partants volontaires à la retraite. Nous n’avons pas fait le débat d’une candidature unique de l’opposition. Nous sommes très préoccupés par la situation globale de notre pays, par la situation de notre parti. Dieu merci, les gens sont en train de nous comprendre. Ils sont en train de prendre les cartes du parti. Ils sont entrain de structurer les organes du parti. Et enfin, nous sommes préoccupés par la prise du pouvoir.

Maliweb

 

 

Tieman Hubert Coulibaly, le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale a animé le jeudi 01 Février 2018 un point de presse. Au cours de ce point de presse, il s’est prononcé sur les grandes décisions prises par le conseil de sécurité lors de la récente conférence des Nations Unies.

Le ministre des affaires étrangères du Mali a commencé son speech par le durcissement du ton du conseil de sécurité de l’Onu envers les mauvais signataires de l’accord d’Alger. Une menace qui selon lui n’accuse en aucun point le Mali comme certains l’interprètent. «  Le rapport du conseil de sécurité reconnait les efforts déployés par le Mali envers la paix. La voie est ouverte pour la paix et la réconciliation au Mali mais il faut des sacrifices du côté de tous les signataires pour sa réalisation. Ce rapport du conseil de sécurité n’accuse en aucun point le gouvernement du Mali comme certains veulent nous faire croire mais ceux qui sont entrain d’œuvrer pour entraver le retour de cette paix tant souhaitée. Ce n’est pas nous qui avons peur des sanctions car nous n’avons jamais posé d’actes  qui entravent la mise en œuvre de l’accord d’Alger », explique le chef de la diplomatie malienne. Il a cité certaines avancées depuis la signature des accords comme la cessation des hostilités entres les groupes signataires et les Famas et entre eux-mêmes. Tièman Hubert Coulibaly a signalé que le gouvernement du Mali à toujours œuvrer et continuera à œuvrer en faveur du retour de la paix, gage de progrès. 

 

« Une mission de l’armée a sauté sur une mine posée par les terroristes entre Tarkint et Bourem. Deux militaires ont été tués, selon un bilan provisoire. Il y a plusieurs blessés », a déclaré à l’AFP cette source, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Selon une autre source militaire, qui confirme l’information, « un renfort a quitté Bourem pour porter secours aux victimes et au reste de l’équipe ». « Le véhicule qui a sauté sur la mine a été vraiment endommagé », a ajouté la même source.

 

Ce mercredi 31 janvier 2018,  vers 19h50, quatre (04) hommes armés sur deux (02) motos ont braqué un bureau  de transfert d’argent et de changes aux Halles de Bamako.

 Un homme ayant tenté de s’opposer a été mortellement blessé. Le quartier a été  bouclé par les forces armées qui ont été mises en mouvement pour retrouver les malfaiteurs.

Nous y reviendrons…

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"L'éducation est importante pour le développement physique et mental des enfants, et le soutien d'entreprises internationales comme Nestlé à notre action contribuera à faire de ces communautés un endroit meilleur", dixit Didier Drogba, Ancien international ivoirien

La fondation de l'international ivoirien Didier Drogba a construit une école primaire dans un village de Gagnoa, dans le centre ouest de la Côte d'Ivoire.

L'éducation est importante pour le développement physique et mental des enfants, et le soutien d'entreprises internationales comme Nestlé à notre action contribuera à faire de ces communautés un endroit meilleurDidier Drogba, Ancien international ivoirien

L'école qui compte six salles de classe, une classe de maternelle, une cantine scolaire, des latrines scolaires, un terrain de football et trois maisons d'enseignants a été construit avec le soutien de Nestlé et de l'Initiative internationale de cacao (IIC),

L'ancienne star de football est très engagée pour les questions d'éducation des enfants de son pays.

L'école qui portera le nom de Didier Drogba accueillera plus de 350 élèves et se situe à Pokour-Kouamekro.

 

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