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mardi 24 avril 2018 | Connexion

Aissata Bathily

Un rassemblement s’est tenu mardi 2 janvier, à la Pyramide du souvenir de Bamako pour dénoncer les violences conjugales ; 150 personnes étaient réunies autour du collectif des Amazones pour réclamer des mesures en faveur de la protection des femmes. Des membres de la famille de Fanta Sékou Fofana, standardiste de la présidence, assassinée par son conjoint dans la nuit de jeudi à vendredi, étaient présents pour afficher leur soutien à cette cause, rapporte l'indicateur du Renouveau.

Lerenard-mali.net

 

Environ 5 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable au Mali. C’est ce qui ressort d’un document appelé « livre bleu » et du rapport Trackfin sur la gouvernance et la gestion d’eau. Une situation jugée « inacceptable » par les responsables de ces enquêtes. Selon eux, l’État devrait allouer un budget important à l’eau et à l’assainissement afin de faciliter leur accès.

L’ancien Premier ministre a profité de la passation de service avec son successeur pour faire des mises au point notamment concernant les doutes émis sur sa volonté de faire appliquer l’accord de paix. Sans féliciter son successeur Soumeylou Boubèye Maiga, Abdoulaye Idrissa Maiga  a rappelé que sa « volonté inébranlable d’aller vers une application complète de l’Accord ne saurait souffrir de la moindre équivoque ».

Pour sa dernière intervention en tant qu’ancien Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maiga  a tenu à faire des mises au point, disons à répondre à ceux qui justifient son éviction par son incapacité de faire avancer l’accord de paix. « Au nombre des priorités, figure le parachèvement de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger », a rappelé le désormais  ex-Premier ministre.

 

Il a insisté que « la  paix, la vie dans une société apaisée, apparaissent comme des conditions indispensables pour l’épanouissement des citoyens. Nous n’avons eu cesse de nous y employer, avec, il est vrai, des raisons qui ne poussent pas forcément toujours à l’optimisme. La nation malienne toute entière et la communauté internationale nous exhortent d’aller vers des progrès de plus en plus tangibles et irréversibles ».

« Pourtant, a-t-il poursuivi, là aussi, notre volonté inébranlable d’aller vers une application complète de l’Accord ne saurait souffrir de la moindre équivoque ». Il citera alors «  les importantes initiatives en la matière: la finalisation et la validation de la Stratégie Spécifique de Développement des régions du nord du Mali, le début des opérations de Réforme du Secteur de la Sécurité et Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (RSS-DDR), le programme de renforcement de la paix au centre du pays, la mission de bons offices conduite par l’imam Mahmoud Dicko. Le retour à Kidal, du gouverneur de la région éponyme constitue un pas décisif vers la normalisation tant attendue de cette région ».

Au moment où l’ancien chef du gouvernement « envisage sereinement l’obligation de réserves », il n’a pas daigné de féliciter son successeur dont il n’a jamais mentionné le nom tout au long de son discours de fin de mission.

Maliweb

Le président du Haut Conseil islamique d’Ansongo, Abdourhamane Ibrahim, est décédé lundi dernier suite à une noyade. Il se rendait à Kounga à 23 km d’Ansongo, lorsque sa pirogue a chaviré. Il était accompagné d’un parent, qui est sorti sain et sauf de l’accident. Après plusieurs heures de recherches, son corps a été retrouvé hier après-midi sur le lieu du drame.

Maliweb

A Sikasso,  7 syndicats de l’enseignant fondamental et du secondaire qui réclament l’amélioration de leurs conditions de travail observent un arrêt de travail de 5 jours. Les cours sont suspendus depuis le 2 janvier 2018.

Lerenard-mali.net

Le nouveau bilan des bûcherons tués par des combattants du groupe djihadiste Boko Haram samedi est porté à 25, selon des témoins.

"Nous avons découvert 21 nouveaux corps lorsque les équipes de secours ont fouillé les buissons à la recherche de nombreux villageois qui n'étaient pas rentrés après l'attaque", a déclaré à l'AFP, Bunu Gana, un bûcheron qui a survécu à l'assaut.

Selon lui, ils étaient "53 villageois de Bakin Muna à se rendre sur le site d'abattage du bois, mais seuls 28 sont rentrés sains et saufs chez eux".

Le nouveau bilan est confirmé par un autre bûcheron Haruna Dahiru, qui a affirmé que les assaillants, montés sur six motos par deux ou par trois, étaient au nombre de seize.

Le président du Niger Mahamadou Issoufou a promis de renforcer son armée en 2018 pour faire face aux attaques récurrentes des groupes djihadistes.

"En 2017, nous avons été confrontés aux menaces que font peser sur notre pays les organisations terroristes et criminelles", a indiqué le président Issoufou dans son message à l'occasion du Nouvel An.

Selon M. Issoufou, les efforts consentis dans le recrutement, la formation et l'équipement des soldats ne faibliront pas en 2018.

Le chef de l'État nigérien a signalé que "17% du budget seront consacrés en 2018 à la sécurité", avec une légère hausse par rapport à 2017 (15%).

Il a promis un "programme de montée en puissance" de l'armée, avec "la création d'infrastructures militaires partout où cela est nécessaire".

La composition du  gouvernement SoumeylouBoubeyeMaïga est connue depuis le samedi 30 décembre.  Plus de quatre-vingt pourcent de l’ancienne équipe restent au gouvernement.

Le nouvel attelage gouvernemental manque de visibilité et de lisibilité. Il  comprend trente-six membres.  Le nombre de femmes passe de sept à huit.  La première femme occupe le dixième rang de l’ordre de préséance. L’élevage et la pêche occupe la dernière position.

 

De nouveaux départements sont créés. Il s’agit du ministère du développement local et du ministère des collectivités territoriales.  Certains ministères ont changé de dénomination. Le ministère de l’administration territoriale retrouve la décentralisation. Le ministère de la Réconciliation se voit ajouter la cohésion sociale et le ministère des mines devient ministère des mines et du pétroleet enfin le ministère du commerce devient ministère du commerce et de la concurrence. Le ministère de l’habitat et de l’urbanisme perd le domaine de l’Etat et des affaires foncières. Le ministère de l’équipement perd le désenclavement au profit des transports et devient ministère des infrastructures et de l’équipement. La fiscalité locale, la réforme de l’Etat,  le domaine de l’Etat et les affaires foncière disparaissent de l’attelage gouvernemental.

Si Six personnalités font leurs entrées cinq au contraire  quittent le gouvernement. Les entrants sont :Soumana Mory Coulibaly au développement local, Mme  Sangaré Kadiatou  Coulibaly aux Droits de l’homme,  Me Jean Claude Sidibé aux Sports,M. Moulaye  Ahmed Boubacar aux Transports et désenclavement,Cheick Sidiya Sissoko dit Kalifa à Urbanisme et Habitat et enfin Mme Kane RokiatouMaguiraga à l’Elevage et à la pêche.  Les sortants sont : Mohamed Aly Bathily de l’habitat et du domaine foncier, Abdoulaye Diop des Affaires étrangères,  Mme Ly Taher Dravé de l’élevage et la pêche,  Me Kassoum Tapo des Droits et de la Réforme de l’Etat et enfin Dr  Konimba Sidibé de la promotion des investissements et du secteur privé.

Quatre ministres ont effectué des permutations. Il s’agit de M. Tiéman Hubert Coulibaly qui prend du galon et occupe  le porte feuille des Affaires étrangères et de la coopération internationale, un poste qu’il a occupé pendant plus d’une année lors de la transition, Mohamed Ag Erlaf retourne à l’Administration territoriale quelques mois après l’avoir quitté, M. HousseiniAmionGuindo  quitte les sports au profit du département sensible de  l’Education nationale et enfin Me Babar Gano quitte les transports pour la promotion des investissements et du secteur privé.

Au cours du remaniement ministériel qui a propulsé SoumeylouBoubèyeMaiga à la Primature, beaucoup de potins ont circulé çà et là. C’est ainsi que nous avons appris que BocariTréta, le tout puissant président du RPM, n’a pas voulu intégrer le gouvernement de Boubèye parce qu’il estime que c’est du « politiquement incorrect ».  Partisan pur et dur du RPM, Tréta refuse de comprendre que Boubèye avec 4 députés puisse diriger un gouvernement dans lequel, lui, Tréta, avec 78 élus devient le N° 2 ou 3 voire 10. Selon de bonnes sources, suite à son refus, il a eu un tête-à-tête avec le président IBK, quelques heures avant la nomination de Boubèye vendredi dernier. Les fuites consécutives à cet entretien font état d’une nomination prochaine du président du RPM à la présidence de la République, en qualité de conseiller spécial avec rang de ministre d’Etat. Attendons donc pour voir.

Le nom du magistrat Hamèye Founè Mahalmadane, éphémère ministre des Sports, durant la transition putschiste d’Amadou Yaya Sanogo, en service à Abuja, avait également circulé pour entrer au gouvernement. De même, le nom d’Abdoulaye Daffé, ex PDG de la BDM, a fait le tour de Bamako avec insistance pour être ministre de la République. Il semble qu’il a demandé l’avis du chérif de Nioro qui l’aurait dissuadé de ne pas accepter. Ce n’est pas tout. Le CNID de Me MountagaTall a été consulté pour participer au gouvernement, il n’a pas voulu, suite à un vote presque à l’unanimité de l’instance dirigeante.

 

Quant au président de la CODEM, Fousseiny  Amion  Guindo, il nous est revenu que c’est difficilement qu’il a accepté le ministère de l’Education nationale. Il avait souhaité être libéré, afin d’être disponible pour battre véritablement campagne pour la réélection d’IBK.

Dans les coulisses de la nomination de SoumeylouBoubèyeMaïga et la formation de son gouvernement, des citoyens de toute catégorie socio-professionnelle se sont prêtés à nos micros.Ils se sont prononcés sans détour, entre autres,sur leurs appréhensions et leurs attentes.

Aly Tounkara, enseignant chercheur à l’Université : « Le nouveau PM va-t-il réussir dans sa mission ? L’espoir est maigre ».

La trajectoire politique de tout nouveau Premier Ministre (PM), Monsieur SoumeylouBoubèyeMaiga, nous rappelle une répartie de Michel Rocard à qui un journaliste demandait : « c’est important, l’honneur en politique ? », et qui répondit : « quand tout va mal, il reste plus que ça ! ». En analysant la situation politico-sécuritaire aujourd’hui, on peut dire sans équivoque que tout va mal et qu’en effet c’est une question d’honneur pour son excellence Monsieur Maiga de tout mettre en œuvre afin de redorer son blason.

Est-il nécessaire de rappeler le lien qui unit honneur et responsabilité chez l’élite politique malienne ?

Cette nomination est précieuse à plus d’un titre dans le contexte malien car, en plus de nous informer de la non cohérence du parcours politique du PM (de la transition de 1991 à nos jours, il a toujours été aux côtés du pouvoir sans sélectivité) et celle du quinquennat du président Ibrahim Boubacar Keita (son cinquième premier ministre). Elle nous rappelle surtout de ne jamais réduire nos analyses aux illusions optiques de l’instant et de succomber aux sirènes de la Realpolik. La conscience politique est fondamentale dans la gouvernance et Monsieur Maïga est de ce point de vue un extraordinaire témoin de l’existence de deux (02) Mali : le Mali officiel des gouvernants (où l’on vit dans la quiétude et la tranquillité de l’âme) et le Mali réel des gouvernés (caractérisé par une misère absolue et un avenir incertain).

Pour connaître la nature de la future gouvernance du nouveau PM, il faut donc la saisir à partir de ce que les sociologues appellent les dimensions synchroniques et diachroniques, c’est-à-dire son passé et les enjeux auxquels il fait face. Si certains saluent l’expérience et la tactique du nouveau PM dans la gestion des affaires publiques, il apparaît important de rester dans un optimisme prudent, car tous les signaux sont au rouge et les huit mois restants d’ici à l’élection présidentielle, ne suffisent pas pour relever les défis sécuritaires, politiques, économiques voire existentiels du moment.

Le PM va-t-il réussir dans sa mission ? L’espoir est maigre a t-il estimé.

 

Molobaly Samaké, Secrétaire général du mouvement Horonya : « J’apprécie beaucoup les qualités de l’homme »

La nomination de SoumeylouBoubèyeMaiga à la primature est une bonne chose. Car le pense bien que c’est le bonheur du Mali. Il a des expériences et il connait les différents acteurs sur le terrain. Il est avec le président depuis le premier tour. J’apprécie beaucoup les qualités de l’homme. Les maliens doivent unir leurs efforts pour aider IBK, car son échec n’est pas loin du déclin du Mali. Je lui souhaite une bonne chance pour le bonheur du Mali.

 

Nia Dialla Keïta, journaliste à l’expressdumali.com : « Un gouvernement de surprise et de trop »

Le Gouvernement de SoumeylouBoubèyeMaiga,  en me posant la question de ce que je pense de ce gouvernement, je dirai que c’est un gouvernement de surprise et de trop. Je l’ai dit parce-que la mise en place de ce gouvernement est subitement intervenue, suite à la démission du Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maiga et cela sans la moindre compréhension de la population. S’il y a une affaire politique entre ces dirigeants, c’est un problème que j’ignore. Alors c’est le mandat du président que je vois et que tout le peuple malien voit. Un régime dans lequel on change du jour au lendemain et qui est à son 5ème gouvernement. Ce changement prouve à suffisance qu’on n’avance pas. C’est un vrai problème pour ces dirigeants et surtout pour l’administration malienne car, comme on le dit, l’administration est une continuité, mais tel n’est pas le cas au Mali. Aussi, si on regarde le nombre des ministères avec les différents gouvernements qui se sont succédé, c’est toujours du pléthore. Ainsi, dans les précédents soit avec 35, ou de fois 36, 34 e aujourd’hui avec un gouvernement de 36 membres et qu’on n’arrive pas à travailler. C’est un véritable problème que je déplore et que tout le Mali regrette, vu le pourcentage des électeurs qui ont massivement élu IBK à la tête de la magistrature suprême. Enfin, je profite de l’occasion pour lancer un appel au Président, au Premier ministre et à son équipe de bien vouloir écouter le peuple, afin de travailler à suffisance pour de service à la nation.

 

Fatoumata Doumbia dite Fifi, Enseignante : « 5 ans  de pouvoir 5 gouvernements,  un manque de solution au problème du pays par le Président IBK et son équipe ».

Mon  avis  par  rapport à la nomination de Monsieur SoumeylouBoubèyeMaiga à la tête de ce 5ème gouvernement en 5 ans du pouvoir de SEM Ibrahim Boubacar Keita. Moi personnellement je ne fais  pas beaucoup de confiance à cette nouvelle équipe de Boubèye pour faire face aux défis qui les attendent. Car, selon mes analyses de la situation, ce 5ème gouvernement, comme les précédents, est, à l’évidence, incapable de répondre à l’ampleur et à la gravité de la crise malienne, qu’il s’agisse de l’impasse du processus de paix, de l’embrasement du Centre ou de la mauvaise gouvernance.

 

Damou Traoré, technicien en  électricité : « je ne pense pas que cette nouvelle équipe va faire mieux que les autres »

Comme à  chaque veille de fête, ou d’évènement de fin d’année, on a appris avec une grande surprise à travers les médias, le départ brusque d’Abdoulaye Idrissa Maiga de la primature la semaine passée. La nouvelle n’a pas surpris les observateurs avertis de la politique malienne. Mais nous autres si. A l’heure où je te parle, à part le Premier ministre Boubèye et les anciens membres du Gouvernement du PM sortant, je ne connais pas le reste du groupe de Boubèye. Mais, de toutes les façons je ne pense pas que cette nouvelle «équipe va faire mieux que les autres ».

 

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