lerenard lerenard
samedi 18 novembre 2017 | Connexion

Redacteur1

Après les vacances judiciaires, place à la rentrée pour les juges de la Cour de Justice de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, UEMOA. C’est conformément à sa tradition judicaire qu’elle organise cette rentrée. Elle est marquée par une audience solennelle au cours de laquelle est dressé le bilan des activités de la cour durant l’année judicaire écoulée et les perspectives pour la nouvelle année. Elle a été également l’occasion pour les membres de la cour de formuler des propositions pour améliorer les performances de la cour et de demander le soutient des Etats membres de l’UEMOA afin qu’elle puisse accomplir sa mission. La rentrée a eu lieu ce jeudi 02 novembre 2017 dans la salle d’audience de la cours à Ouagadougou.

C’est Entourée des autres membres de la cour et devant les autorités du Burkina et de la commission, que la présidente de la cour de Justice de l’UEMOA a ouvertl’audience solennelles de la rentrée de la cour de justice de l’union. Selon la présidente de la cours madame Joséphine EBAH-TOURE, loin d’être une réunion ordinaire, « la rentrée est un moment de gravité, un instant solennel de renouvellement de l’engagement initial des membres en tant que magistrat au service des populations de l’espace UEMOA et le moment de se souvenir de leur devoir de reddition de compte à l’égard de ses mandants ». Cette rentrée est donc marquée par une audience qui permet à la cours d’avoir un regard rétrospectif et critique sur ses activités antérieures, de construire une réflexion prospective liée aux enjeux et défis futurs.

En ce qui concerne le bilan de ses activités, la présidente a rappelé que la cour dans sa composition actuelle a pris fonction en mai 2016. Depuis cette date, seize (16) dossiers étaient pendants et la cour a rendu au total cinq arrêts, trois avis et a pris trente-cinq ordonnances. A ce jour, douze dossiers sont pendants à la cour. En plus de ses activités juridictionnelles, la cours a entrepris des campagnes d’information sur la loi et la justice communautaire, et organisé des séminaires de formation à l’endroit des magistrats, des avocats, des auditeurs de justices et des greffiers dans certains Etats membres de l’UEMOA.

Selon la présidente, plusieurs difficultés entravent le fonctionnement de la cour. C’est pourquoi le thème de cette rentrée met en exergue les défis et les perspectives pour une justice communautaire efficace. Ce qui invite, selon la présidente, « à définir les facteurs favorisants la performance de la cour, à identifier les écueils et fixer durablement le cap vers une justice de qualité ». Cette situation témoigne de l’ampleur des défis auxquels fait face la juridiction communautaire dont le principal est son faible niveau de saisine, de l’avis de la présidente. A l’entendre, très peu d’affaires parviennent à la cour. Pour elle, « dans ces conditions, quel que soit sa volonté de servir la communauté, sa marge de manœuvre restera toujours étroite car, dépourvu de pouvoir d’auto saisine ». Elle ajoute que sur le plan national, le droit communautaire peine à trouver un encrage solide dans les systèmes judiciaires des Etats membres. Cependant, au regard de toutes ces difficultés, plusieurs mesures pouvant permettre d’aller de l’avant demeurent. Les magistrats de la cour proposent entre autres, la dématérialisation et la numérisation des procédures, la dynamisation du mécanisme du renvoi préjudiciel, la promotion et l’institutionnalisation du dialogue entre les juridictions communautaire, l’introduction du droit communautaire dans les programmes d’enseignement des facultés de droit et des instituts de formation des magistrats et autres praticiens du droit, le suivit de l’exécution des arrêts de la cour, etc.

La rentrée judiciaire est une occasion pour la juridiction communautaire d’esquisser l’état des lieux de ses actions, d’évoquer les difficultés de son parcours et de décliner les moyens qu’elle entend mettre en œuvre pour accomplir sa mission.En plus d’être l’occasion de dresser le bilan de ses activités durant l’année judiciaire écoulée, l’audience de la rentrée permet également à la cour de s’ouvrir au monde extérieur, notamment aux représentants des différents Etats membres, à ses différents partenaires publics et privé, aux organisations de la société civile et aux médias. Le président du Faso Roch Marc Christian KABORE qui a pris part à cette rentrée, s’est engagé à plaider auprès de ses paires de l’Union pour qu’ils s’investissent aux cotés de la cours, afin de lui permettre d’être une juridiction au service des populations de l’espace UEMOA. Valentin Youmanli MANO

31 octobre 2014, 31 octobre 2017 ; cela fait trois ans jour pour que les Burkinabè mettaient fin au régime dictatorial de Blaise COMPAORE. C’était suite à plusieurs manifestations qui ont abouti à une insurrection populaire. Une insurrection qui a entrainé des pertes en vie humaines et beaucoup de blessés et de dégâts matériels. Ce mardi 31 octobre 2017, le peuple burkinabè a salué la mémoire des disparus de cette date fatidique. C’était à la place des martyres à Ouagadougou.

Le 31 octobre est la date anniversaire de l’insurrection populaire qui a mis fin au régime de Blaise COMPAORE au Burkina. Cette insurrection qui a fortement secoué le pays en 2014 a entrainé la mort de plusieurs personnes et a causé beaucoup de blessés. Chaque année un hommage national est rendu à ces derniers qui sont élevés au rang de héros nationaux. Ce 31 octobre 2017, les burkinabè ont une fois de plus sacrifié à cette tradition à travers la commémoration du troisième anniversaire de l’insurrection populaire.

Une minute de silence à travers tout le pays, hommage militaire et dépôt de gerbe de fleur par les plus hautes autorités du pays sont les événements qui ont ponctué la cérémonie de cette commémoration. Une date triste mais de fierté également pour les burkinabè en ce sens qu’elle rappelle leur bravoure et leur aspiration à la démocratie. Pour le ministre de la sécurité burkinabè Simon COMPAORE qui a pris à la cérémonie de commémoration, le 31 octobre est une grande date pour les burkinabè et pour tous ceux qui aspirent à la démocratie en ce sens qu’elle a réuni tous les Burkinabè autour d’une lutte commune qui a abouti à la chute d’une dictature au prix de sacrifices suprêmes. Pour lui, cette date témoigne aux yeux de tous que « plus rien ne sera comme avant » au pays des hommes intègres.

Cependant, même si les burkinabè se réjouissent de leur victoire suite à l’insurrection populaire, ils restent néanmoins insatisfait quant à la justice qui doit être rendue à ceux qui sont tombés les 30 et 31 octobre 2014. Ils attendent toujours cette justice qui piétine depuis trois ans. Pour Franck Zoudaga SIA, président de l’Association des blessés de l’insurrection, « la meilleurs façon de rendre hommage aux victimes de l’insurrection populaire c’est de leur rendre justice ». Il en appelle donc à la bonne conscience des magistrats et demande au gouvernement d’œuvrer à garantir l’indépendance de la justice afin qu’elle puisse traiter le dossier de l’insurrection en toute impartialité.Après cette commémoration, Les parents des victimes et les blessés comptent se concerter davantage afin de trouver les voies et moyens pour que justice leur soit rendu. Valentin MANO

 Sur invitation du Gouvernement du Burkina Faso et conformément aux dispositions de l’Accord Tripartite sur le rapatriement volontaire des réfugiés maliens vivant au Burkina Faso, la sixième réunion de la Commission Tripartite s’est tenue à Ouagadougou, le 26 octobre 2017. Les trois délégations représentant les parties à l’Accord étaient conduites respectivement par : Monsieur Samba Alhamdou BABY, Secrétaire Général du Ministère de la Solidarité et de l’Action Humanitaire de la République du Mali ; Monsieur Dieudonné W. Désiré SOUGOURI, Ambassadeur, Secrétaire Général du Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’Extérieur du Burkina Faso ; Madame Gogo HUKPORTIE, Représentante de l’UNHCR au Burkina Faso. La commission tient cette rencontre pour évaluer le plan de travail et l’état de mise en œuvre des recommandations issues de la cinquième rencontre tenue à Bamako en avril 2017 à l’effet d’élaborer un nouveau plan de travail.

C’est conformément aux dispositions de l’accord signé entre les trois parties le 09 janvier 2015 sur le rapatriement volontaire des réfugiés maliens vivant au Burkina que se tient cette sixième rencontre. Elle a pour objectif d’analyser l’évolution de la situation, de convenir des mesures à prendre ensemble et des actions à mener afin de préserver les droits des citoyens maliens réfugiés au Burkina. En exil au Burkina Faso depuis 2012,certains réfugiés trouvent que les conditions ne sont pas réunies pour retourner au Mali, d’autres pensent le contraire, à cause du contexte sécuritaire marqué par des attaques terroristes au Burkina Faso. Entre septembre et octobre 2017, deux attaques ont ciblé les postes de police dans le camp de réfugiés de Mentao.

Pour Madame Gogo HUKPORTIE, Représentante Résidente du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés(UNHCR) au Burkina :« le retour des réfugiés dans leurs zones d’origine est l’une des conditions nécessaires au développement véritable des régions du Nord du Mali ».

Dans cette même lancée, le Secrétaire Général du Ministère de la Solidarité et de l’Action Humanitaire, Chef de la délégation malienne, rappelle que : « le retour effectif de l’administration dans les régions du Nord du Mali et une grande partie des régions de Ségou et de Mopti est au centre des préoccupations des autorités maliennes ». Il souligne que dans cette perspective, des dispositions ont été prises pour rendre effectives les autorités intérimaires dans ces régions. Et à cet effet, les efforts qui se poursuivent sont porteurs de beaucoup d’espoir pour la sécurité et la paix, a-t-il laissé entendre.

Toutefois, la collaboration entre les trois acteurs de la commission tripartite a permis d’organiser des retours volontaires continuels pour tous les réfugiés qui expriment le désir de rentrer au Mali. Et les autorités maliennes en collaboration avec le HCR ont déjà renforcé en dotant de personnel 28 points d’enregistrement à forte concentration de personnes rapatriées.

Toujours selon le chef de la délégation malienne, à la date du 30 septembre 2017, 61 089 personnes ont été volontairement rapatriées, dont 17 463 du Niger, 21 074 du Burkina Faso, 14 997 de la République Islamique de Mauritanie et 7 559 d’autres pays. A cela, s’ajoutent les déplacés internes qui sont au nombre de 498 170 personnes.

Après examen du niveau de mise en œuvre des activités prévues dans le plan de travail adopté lors de la 5ème réunion de la Commission Tripartite tenue le 13 avril 2017 à Bamako, les Parties ont recommandé de :poursuivre le partage d’informations d’ordre sécuritaire, administratif et humanitaire entre les trois Parties ; poursuivre la facilitation du rapatriement volontaire des réfugiés pleinement informés;renforcer les efforts de sécurisation et de réintégration des rapatriés maliens dans leurs zones de retour;poursuivre les sondages sur les intentions de retour des réfugiés maliens vivant au Burkina Faso ;faciliter l’établissement des actes d’état civil au profit des réfugiés et rapatriés; poursuivre l’accompagnement par l’UNHCR, les Gouvernements burkinabè et malien pour le rapatriement volontaire des réfugiés maliens et la réinsertion effective des rapatriés dans les zones de retour, dans le respect des droits de l’homme.

Les délégations se sont félicitées de la bonne ambiance qui a prévalu durant les travaux, preuve de la bonne coopération entre les Parties dans la recherche de solutions durables aux problèmes des réfugiés maliens vivant au Burkina Faso.

La prochaine réunion de la Commission Tripartite Mali-Burkina Faso-UNHCR est prévue le 26 janvier 2018 à Bamako au Mali. Elle sera précédée de la réunion du Groupe de Travail Technique.Source CC/MSAH

Le 20 octobre 2017, une conférence plénière intitulée « La Cour pénale internationale (CPI) et la coopération internationale : les défis du recouvrement des avoirs » s’est tenue à Paris (France), sous l’égide des Ambassadeurs de la France et du Sénégal auprès des Pays-Bas, facilitateurs du Groupe de Travail des États Parties au Statut de Rome sur la coopération, et grâce au généreux soutien financier de la Commission Européenne, de l’Organisation Internationale de la Francophonie, de l’École Nationale de la Magistrature et de la République française.

Cette conférence a réuni de hauts représentants étatiques, des officiels de la Cour pénale internationale, des experts nationaux et internationaux en matière d’enquêtes financières et de recouvrement des avoirs, des représentants d’organisations régionales et internationales, ainsi que des membres de la société civile. Cet événement a présenté une opportunité unique pour que ses participants partagent leurs expériences et pratiques sur le thème crucial du recouvrement des avoirs, et discutent des façons concrètes de renforcer la coopération entre la Cour et les différents acteurs dans ce domaine.

En effet, l’efficacité des enquêtes financières menées par la Cour est essentielle à la réussite de plusieurs facteurs, notamment : la mise en œuvre du rôle fondamental du Bureau du Procureur en matière d’enquêtes et la stratégie arrêtée par celui–ci pour diversifier ses sources d’éléments de preuve ; l’identification des avoirs aux fins de l’octroi de réparations aux victimes ; et la prévention du détournement de l’aide judiciaire.

« Une coopération est fondamentale au stade de l’enquête pour permettre la collecte d’éléments probatoires qui seront nécessaires tout au long de la procédure », a déclaré la Ministre française de la Justice Nicole Belloubet.

« La coopération entre le Sénégal et la CPI prend en compte la localisation, la saisie et le gel des avoirs criminels », a déclaré le Ministre sénégalais de la Justice Ismaïla Madior Fall.

« La France est attachée à la lutte contre l'impunité. C'est une constante de notre politique étrangère », a déclaré le Secrétaire d'État auprès du Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères de la France Jean-Baptiste Lemoyne.

« Le renforcement des enquêtes financières grâce à une coopération accrue et plus efficace est d'une importance cruciale dans la lutte contre l'impunité et la construction d'une culture de la responsabilité », a déclaré le Procureur de la CPI, Mme Fatou Bensouda. « Dans le monde interconnecté et sans frontières d'aujourd'hui, l'argent circule plus vite que jamais. En conséquence, nous nous sommes engagés à une stratégie coordonnée pour le partage approprié de l'expertise et de l'information, dans les cadres juridiques pertinents », a-t-elle ajouté.

La coopération des Etats est obligatoire dans le domaine du recouvrement des avoirs, la Cour n’ayant pas de force de police ni de territoire à partir duquel elle pourrait consulter des cadastres ou registres bancaires. Un des enjeux du recouvrement est le possible paiement des réparations aux victimes d’une part et, d’autre part, la détermination de l’indigence des suspects a expliqué le Greffier de la CPI, Herman von Hebel, lors de la Conférence. « La confiscation des avoirs criminels est également un instrument dissuasif essentiel, permettant de s’assurer que le crime ne paie pas […] Un renforcement des ressources mises à la disposition de la Cour est nécessaire pour obtenir des résultats tangibles dans ce domaine », a-t-il ajouté.

A la fin de la conférence, les participants ont examiné le projet de Déclaration de Paris sur la coopération en matière de recouvrement des avoirs, dont le texte a été arrêté dans son principe et ses grandes lignes et sera proposé pour adoption par les co-facilitateurs lors de la prochaine Assemblée des Etats Parties à New York. La Déclaration de Paris réaffirme l’engagement des Etats Parties au Statut de Rome à coopérer avec la Cour en matière de recouvrement des avoirs et souligne différents types d’action à mettre en œuvre pour renforcer cette coopération.

Mundialito: La Première Dame déroule le tapis rouge à ses protégés écrit  Pierre Corneille dans le Cid : « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ». Les minimes du Centre d’Ecoute Communautaire de Sabalibougou viennent d’en apporter la preuve en se hissant sur les premières marches des 23ème et 24eme Edition du Mundialito, le plus grand tournoi International de Football à 7, en 2016 et 2017 au Portugal et en Espagne.

Comme l’exigent les règlements du Mundialito, nos doubles champions en herbe sont âgés de moins de 12 ans ; ce sont tous d’anciens enfants de la rue pris en charge et scolarisés par le Centre d’Ecoute Communautaire de Sabalibougou, en Commune V du District de Bamako, dont Mme la Première Dame est la marraine depuis 1996. C’est tout naturellement que Mme la Première Dame, marraine des champions et marraine de la compétition, également Présidente de l’académie nationale olympique du Mali, a mis les petits plats dans les grands pour accueillir et célébrer ses champions à son Cabinet à Koulouba les deux fois de leur sacre. KEITA Aminata MAIGA était particulièrement heureuse d’accueillir ses protégés dont le parcours social et les performances sportives lors des deux Editions du Mundialito forcent l admiration. Habillés aux couleurs nationales, les champions ont présenté à leur marraine les trophées qu’ils ont glanés au Portugal et en Espagne. En retour, Mme la première Dame a salué leur combativité, leur courage et leur rage de gagner durant toutes les deux compétitions. En outre, elle leur a prodigué d’utiles conseils et encouragements pour les challenges à venir. Source CC/ Présidence

Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique, Pr. Samba Ousmane Sow, médecin et chercheur de son état, vient de remporter le prix "Roux" pour ses efforts en faveur de la promotion de la vaccination des enfants de moins de 6 ans contre la méningite. Ce prix dune valeur de 100 000 dollars américains, soit 50 millions de F CFA, lui a été décerné par l'Institute of Health Metrics, le mercredi 4 octobre 2017, lors d'une cérémonie à Washington DC, en présence de l’Ambassadeur du Mali aux USA et ses collaborateurs.

Le prix annuel "Roux" décerné par l'Institute of Health Metrics and Evaluation (IHME), un organisme de recherche indépendant à l'Université de Washington à Seattle, est à sa 4e édition.

Il a été créé par David et Barbara Roux pour encourager l'utilisation de preuves dans la prise de décisions en matière de santé. Il est destiné à toute personne qui a appliqué des données sur la santé de manière novatrice pour améliorer la santé de la population. Ce prix est ouvert et ne fait objet d’aucune restriction de nationalité ni d’origine. Sont recevables à ce prix, le personnel des organismes gouvernementaux, des chercheurs d'établissements universitaires, des bénévoles d'organismes de bienfaisance ou des prestataires de soins de santé travaillant dans la communauté.

Le Pr. Sow figure parmi plus de 2 700 collaborateurs qui contribuent à l'étude Global Burden of Disease (GBD), qui a récemment célébré le 20e anniversaire de sa première publication dans le journal médical international The Lancet.

"Pr. Sow a consacré sa carrière à la santé publique et s'est fait distinguer dans la prévention de la mortalité et contre la propagation des maladies avec des vaccins", a déclaré Christopher Murray, directeur de IHME. "C'est un honneur de lui accorder le quatrième prix annuel "Roux" qui reconnaît toute personne ayant fait preuve de courage et d’innovations dans l’amélioration de la santé des populations".

Le Pr. Samba Sow est la quatrième personnalité au monde à remporter ce prix après Dr. John Q. Wong, épidémiologiste, professeur associé à l’Université de médecine de santé publique aux Philippines (2016), Dr. Agnès Binagwaho, ancien ministre de la Santé du Rwanda (2015) et de Dr Rodrigo Guerrero, ancien maire de Cali (Colombie-2014).

Le Pr. Sow est diplômé de l'Ecole nationale de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie du Mali. Il est titulaire dune maîtrise de la London School of Hygiene and Tropical Medicine en 1999 et auteur du premier système de surveillance à base hospitalière de hémoculture chez les enfants de moins de 5 ans présentant une forte fièvre. Les données de ce système ont révélé l’ampleur du Hib, du pneumocoque et d'autres infections. Il a ensuite établi des systèmes de surveillance de la pneumonie et de la diarrhée ; Pr. Sow a joué également un rôle majeur dans l’étude historique qui a confirmé le rota virus comme principale cause de gastro-entérite sévère chez les enfants au Mali. La vaccination contre le Hib introduite dans le Pev est une initiative du Pr. Sow qui a été soutenue par Gavi, l'Alliance mondiale pour la vaccination.

En réponse à son apport dans la promotion des vaccins et de la lutte contre l’épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, M. Sow a été nommé le 11 avril 2017 ministre de la Santé et de l’Hygiène publique alors qu’il était déjà conseiller spécial du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita. Le Pr. Sow continue de travailler pour améliorer la couverture sanitaire grâce au projet GBD.

"Maintenant que nous avons des opportunités et des systèmes comme le GBD, nous devrons saisir cette occasion pour renforcer notre système national, pour remettre en question nos propres données, en regardant d'autres données provenant d'autres endroits", a déclaré le Pr. Sow.

S’investir toujours dans la vaccination Il faut rappeler que le Pr. Samba. O. Sow est détenteur de plusieurs autres prix dans le domaine de la recherche sur la santé publique, notamment dans le domaine de développement des vaccins au sein de son ancienne structure à savoir le Centre de développement des vaccins (CVD).

Ancien directeur du Centre national d’appui à la lutte contre la maladie, Pr. Samba O. Sow est, entre autres, officier de l’ordre national du Mali et chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur de France. En plus de la recherche, Pr. Sow dispensait avant sa nomination des cours à l’université de Maryland (USA).

Lauréat de ce prestigieux prix "Roux" dune valeur de 100 000 dollars américains, soit 50 millions de F CFA, le Professeur s’engage à reverser l’intégralité de ce fonds dans le cadre de la campagne nationale de vaccination des enfants de notre pays pour reconnaissance des efforts et des honneurs des Maliens à son endroit.

Pr. Samba O. Sow consacre une bonne partie de son temps et de ses avoirs au soutien aux plus démunis, spécifiquement dans le cadre médical ainsi que social. Markatié Daou CCOM/MSHP

Le Procureur de la CPI, Fatou Bensouda, au sujet des récentes allégations publiées dans les médias quant au comportement répréhensible de l’ancien Procureur et de certains membres du Bureau.

 Les médias en question font également mention de l’implication d’anciens membres et de membres actuels du Bureau du Procureur de la CPI.

En ma qualité de Procureur, l’inquiétude me gagne et je prends ces allégations très au sérieux. J’ai rendu compte des allégations concernant deux membres de mon Bureau au Mécanisme de contrôle indépendant (MCI) dont dispose la Cour dans son cadre juridique. Le MCI a indiqué que cette affaire ferait l’objet d’une enquête complète. Suivant les critères et procédures prévus par le MCI, les allégations en cause seront examinées en toute objectivité et impartialité, dans le respect total de la régularité de la procédure et du traitement équitable des intéressés. Dans l’attente des résultats de l’enquête, j’ai pris des précautions pour préserver les intérêts du Bureau et de la Cour. Tout au long de l’évolution de cette affaire et de l’examen approprié et équitable des allégations en cause, il conviendra de s’abstenir de toute spéculation. Il y a lieu de respecter la procédure et le processus prévus pour établir les faits en coopérant pleinement, le cas échéant, dans le cadre de l’enquête.

En réponse aux demandes des médias, mon Bureau a déjà indiqué qu’il n’avait pris aucun contact avec l’ancien Procureur de la CPI, M. Ocampo, sollicité aucun conseil de sa part ni collaboré avec lui au sujet des situations ou des affaires traitées par le Bureau ou engagées devant la Cour depuis que j’ai pris mes fonctions de Procureur. J’ai moi-même été très claire à ce sujet avec M. Ocampo par le passé et je lui ai demandé, sans aucune équivoque, de s’abstenir de toute déclaration ou activité publique susceptible, en vertu de ses anciennes fonctions à la tête du Bureau, d’être perçue comme une ingérence dans les activités de celui-ci ou une atteinte à sa réputation.

En outre, il convient de souligner que toute information transmise à mon Bureau est examinée en toute indépendance, impartialité et objectivité, dans le strict respect des dispositions du Statut de Rome. Toutes mes décisions se fondent sur mon évaluation en toute indépendance de la situation, comme je suis tenue de le faire en tant que Procureur en vertu du Statut.

Mon Bureau joue un rôle crucial dans la réalisation des objectifs fixés pour la CPI par le Statut de Rome, qui sont de contribuer à la prévention des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et du crime de génocide, en menant des enquêtes et des poursuites efficaces contre les auteurs de ces crimes. Grâce à notre travail, nous pouvons rendre dans une certaine forme de justice aux victimes de ces crimes graves.

Les allégations fâcheuses en cause n’empêcheront pas mon Bureau de s’efforcer de bâtir un monde plus juste conformément aux dispositions du Statut de Rome. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir, en toute indépendance, impartialité et objectivité, pour obtenir la justice à laquelle nous aspirons tous, avec dévouement et intégrité. Lerenard-mali.net

Célébré chaque année en octobre au Mali, le Mois de la solidarité est à la Une du quotidien gouvernemental l’Essor. « C’est parti pour une semaine de consultations gratuites pour les personnes âgées », titre le journal qui précise que « la médecine générale, l’ophtalmologie, la cardiologie, la neurologie, et surtout le diabète » sont les domaines de consultation retenus à la Maison des ainés pour cette 23ème édition du Mois de la solidarité.

L’Indépendant un autre quotidien, fait sa une sur le procès du chef de file de l’ex-junte militaire, le général Amadou Haya Sanogo, en prison depuis plusieurs années. « Le ministre de la Justice, Mamadou Ismail Konaté, à propos du procès de Amadou Haya Sanogo et co-accusés, a indiqué que l’expertise sera disponible d’ici la fin du mois. »

Le même journal met l’accent aussi sur les réalisations sociales et culturelles de l’AN IV de IBK mises en exergue au cours d’un plateau télévisé. Selon la source tous les indicateurs sont au vert malgré un contexte difficile.

Le quotidien le Républicain se fait l’écho de la session ordinaire d’octobre de l’Assemblée nationale, indiquant que 61 projets de loi sont sur la table des députés pour cette session. Il rapporte un extrait du discours du président de l’Assemblée nationale Issaka Sidibé, qui fixe le cap de la session ouverte lundi. « Nous aurons ainsi à nous prononcer, entre autres, sur les projets de loi portant règlement des budgets d’Etat 2014 et 2015, le projet de loi relatif à l’état de siège et à l’état d’urgence, de même que le projet de loi portant modification de la Loi relative à la protection des données à caractère personnel en République du Mali … »

Le quotidien le Combat interpelle le ministre de domaine de l’Etat face aux multiples problèmes soulevés dans le pays. « Spéculation foncière à Kati, la réaction du ministre Bathily se fait attendre. » Le journal souligne l’importance d’agir face à la situation de Kati : « A l’image d’un appel à la barre auquel il devrait répondre séance tenante ou tout au moins dans les heures qui suivent, le ministre Mohamed Ali Bathily a choisi, pour l’heure, le silence », s’indigne le journal.

RFI annonce un mouvement de colère des femmes de Kidal. Le mouvement fait suite à une opération d’arrestations menée dans des maisons de cette ville du nord du Mali dans la nuit de samedi à dimanche. Selon plusieurs sources sur place, l’opération aurait été menée vers 4h du matin contre deux maisons appartenant à Mahamadou Ag Rhissa, un commerçant transporteur opérant surtout à la frontière Mali-Algérie. Sept personnes auraient été arrêtées. Elles reprochent à la force Barkhane d’être intervenue avec explosifs et armes automatiques en pleine ville et d’avoir incendié délibérément des véhicules.

Des bandits braquent trois cars de transport, annonce Kibaru. Cela s’est passé sur l’axe Douentza-Hombori, dans le centre du Mali. Les assaillants ont érigé de faux barrages avant d’ouvrir le feu sur les véhicules afin de les immobiliser. C’est ainsi que les passagers mis à plat ventre ont été dépossédés de tous leurs biens (argent téléphones et objets de valeur). Par ailleurs, les assaillants ont également ont également débarqué une femme du véhicule pour la violer publiquement, soupire Kibaru.

La Conférence épiscopale inquiète après des attaques contre des catholiques, annonce RFI. La semaine dernière dans la localité de Dobara, située au centre du Mali, de présumés jihadistes armés ont fait irruption dans une église. Ils ont tout détruit. Pour l’Eglise, ce n’est sûrement pas une action isolée. D’autres attaques contre les chrétiens avaient été déjà menées par les mêmes présumés jihadistes au centre du Mali, c’est pourquoi la Conférence épiscopale se dit très inquiète.

Vive tension à Kadiolo, met en ligne Malijet. Le célèbre jeune animateur Sadia Camara de la radio Folona, anime une émission dénommée allo-allo pour ses fidèles auditeurs. Cette émission a pour objectif de dénoncer tout ce qui ne va pas dans la société particulièrement dans les services publics et entre autres. Hier, l’émission évoquait le comportement de deux femmes qui travaillent au CSCOM dont une est la femme du sous-préfet. Pendant l’émission, les auditeurs ont beaucoup critiqué ces deux dames qui abusent de leur pouvoir. Beaucoup d’autres choses au sein du CSCOM ont été dénoncées par les auditeurs. Il est reproché aux deux dames par exemple l’augmentation des frais d’accouchement de 1000 francs à souvent 20 000 FCFA voire plus. C’est suite à cette dénonciation que le préfet de Kadiolo a ordonné la fermeture immédiate de la radio Folona pour incitation à la violence. La population est mécontente de sa décision et exige son annulation pure et simple. Lerenard-mali.net

La commission du Sénat américain sur le renseignement va entendre le 1er novembre prochain, en audition publique, des représentants de Google, Facebook et Twitter. Ils doivent témoigner dans le cadre des enquêtes sur une éventuelle influence de la Russie dans l'élection de Donald Trump en 2016. Lerenard-mali.net

mardi, 26 septembre 2017 00:00

Emeutes à Koury, à la Une

Un civil tué, et deux autres blessés, tous par balle. Cela s'est passé hier à Kouri, petite localité malienne située non loin de la frontière du Burkina, après l'intervention des douanes maliennes appuyées par la gendarmerie lors d'une opération dans le marché. Des déclarés trafiquants, surtout de faux médicaments, sont traqués, des marchandises saisies, annonce RFI.

Un commerçant grossiste venu de Koutiala a été ciblé par les douaniers, explique Mali24. Celui-ci a pris son courage en main en exigeant un reçu en contrepartie de l’argent qu’il va donner. Face à son refus, les douaniers ont voulu l’intimider par les armes à feu. Il ne fallait pas pour susciter la révolte tous les commerçants détaillants venus en solidarité. Non seulement, la foule en colère a chassé les agents mais aussi elle s’est dirigée vers le poste douanier qui a été incendié. Les forces de l’ordre sont débordées. Appelés au secours, les gendarmes auraient tiré à balle réelle sur les manifestants. Du coup, un manifestant tombe, deux autres sont grièvement blessés. La révolte s’est transformée en une grande manifestation d’où les mécaniciens, réparateurs, jeunes, femmes se sont mis ensemble pour incendier la direction de la douane, la gendarmerie, le domicile du chef de poste des Eaux et forêts et promettent aussi d’aller incendier la direction des impôts aujourd’hui selon Mali24.

Au plan sécuritaire, l’Indépendant écrit : ‘’attaque hier contre une position du MSA près de la frontière nigérienne : plusieurs morts, des blessés et des assaillants faits prisonniers.’’ Le MSA est un mouvement du processus de paix en cours au Mali.

Le quotidien Soir de Bamako, pour sa part, fait état d’‘’une attaque terroriste déjouée par le groupement spécial de la sécurité présidentielle.’’ Selon le confrère, l’attaque visait Kati le 22 septembre où il y a eu le défilé militaire en marge des festivités du 57ème anniversaire de l’indépendance du Mali.

Escalade, titre l’Indicateur du Renouveau. Les attaques répétitives ces jours-ci inquiètent et prouvent à suffisance la détermination des groupes terroristes à donner de la voix. Elles confirment au besoin toute la difficulté qu’éprouvent nos forces de sécurité à venir à bout des groupes terroristes qui s’attaquent maintenant au Sahel occidental. Partout où ils vont, c’est le même mode opératoire, soupire l’Indicateur.

‘’Plus de 150 000 élèves pourraient ne pas aller à l’école en octobre’’, titre à sa une le quotidien privé l’Indépendant là où l’Indicateur du renouveau, sur la foi d’un rapport d’Amnesty international, affiche : ‘’ Plus de 150 000 enfants ne peuvent pas aller à l’école en raison du manque de sécurité dans le nord et le centre du Mali’’ Et L’Indicateur du renouveau d’ajouter : ‘’ Le nouveau rapport, intitulé +Mali: Violations and abuses as instability spreads+, publié en prévision de l’Examen périodique universel (EPU) du Mali en janvier prochain, révèle qu’en juin 2017 plus de 500 établissements scolaires étaient fermés dans les régions où des groupes armés sont actifs, notamment celles de Gao, Kidal, Ségou, Mopti et Tombouctou. Certains, en particulier dans le centre du pays, ont été forcés à fermer après que des membres de groupes armés ont menacé leur personnel.’’

«Personne au Mali ne sait exactement aujourd’hui ce que la France fait à Kidal» selon Pr Ali Nouhoum Diallo. Elle est en train d’exploiter les richesses de l’Adrar ? Elle est en train d’y enfouir des déchets toxiques ? Personne ne le sait. Les autorités maliennes n’ont aucun moyen de le contrôler. C’est la raison pour laquelle je dis que le Mali est occupée. C’est ce qui justifie le succès de la « Plateforme An tè a baana ». Parce que c’est fondé sur les réalités indiscutables. Nonobstant l’Arrêt de la Cour Constitutionnelle, qui dit que le référendum peut être organisé parce que le pays n’est pas occupé. C’est la politique, ce n’est pas le droit qui a été dit. Heureusement, les enfants du Mali ont dit non le pays est bel et bien occupé, rapporte le Zénith Balé. Lerenard-mali.net

Page 1 sur 41

International

La voix du renard

Chronique