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jeudi 23 novembre 2017 | Connexion

Session des Forces Armées et de Sécurité sur la Convention de l’UNESCO de 1954 pour la Protection des biens culturels en cas de Conflit Armé

La salle de conférence du Gouvernorat de Sikasso a abrité les 14 et 15 Août 2017 les travaux de l’atelier de formation des formateurs à l’attention des forces armées et de sécurité sur la convention UNESCO de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé.

L’atelier a vu la participation effective des services techniques (Mission Culturelle, Direction Régionale de la Culture, Direction Régionale du Tourisme et de l’hôtellerie), de la Commune Urbaine, des forces armées et de sécurité (policiers, gendarmes, eaux et forêts, douaniers, sapeurs-pompiers, gardes nationales), des notables et des experts formateurs et facilitateurs.

Après la présentation du programme par le maître de cérémonie, la cérémonie d’ouverture a enregistré respectivement le mot de bienvenue du représentant du Maire de la Commune Urbaine et le discours d’ouverture du représentant du Gouverneur.

Dans son allocution, le représentant du Maire a brossé un tableau sombre de la situation sécuritaire de notre pays essentiellement marquée par la guerre, le terrorisme et leurs effets collatéraux à savoir la destruction des mausolées, des lieux saints. Selon lui le présent atelier de formation des formateurs à l’attention des forces armées et de sécurité sur la convention UNESCO de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé vient à point nommé et s’inscrit dans une dynamique de protection et de sauvegarde de notre riche patrimoine culturel.

Quant au représentant du Gouverneur, il a d’abord fait un bref rappel sur les ateliers organisés à Bamako et à Ségou.

Il a ensuite focalisé son intervention sur le rôle efficient joué par les forces armées et de sécurité durant la crise de 2012 dans le cadre de la préservation de plusieurs sites archéologiques et monuments historiques à Gao, au sud de Tombouctou et dans la région de Mopti.

Pour terminer, le représentant du Gouverneur a invité les participants à plus d’assiduité et à suivre avec intérêt particulier les modules qui seront présentés. Après avoir défini le patrimoine culturel, les formateurs ont éclairé la lanterne des participants sur les typologies qui se résument ainsi qu’il suit :

• Patrimoine culturel meuble;

• Patrimoine culturel immobilier;

• Patrimoine culturel immatériel;

• Trésor humain vivant;

• Diversité culturelle;

• Itinéraires culturels. Par ailleurs, ils ont focalisé leur intervention sur le cadre législatif et règlementaire.

Dans leur exposé, les formateurs ont d’abord fait allusion sur les mesures juridiques en matière de protection et de sauvegarde du patrimoine culturel au plan national.

En raison de différentes typologies et catégories de biens culturels, le Ministère de la Culture entretient un partenariat avec d’autres départements ministériels tels que l’urbanisme, l’environnement, les domaines, les mines, l’éducation, la recherche scientifique, la décentralisation et d’autres pays partenaires, à travers l’application de certains textes juridiques.

Les formateurs se sont appesantis sur la situation sécuritaire et institutionnelle au mali en 2012. L’ occupation des régions du Nord du Mali, entre avril 2012 et janvier 2013, par les groupes armés terroristes, ont causé d’importants dégâts et dommages sur le patrimoine culturel et les pratiques et expressions culturelles :

déplacement massif des populations, destruction d'innombrables monuments historiques, de lieux de mémoire et de manuscrits anciens, pillage intensif des sites archéologiques et musées, interdiction et ébranlement des pratiques et traditions culturelles. Par ailleurs, ils n’ont pas oublié de souligner la résilience des communautés locales. Leur résilience s’est soldée par :

• L’Exfiltration discrète et efficace des manuscrits anciens vers les régions du sud, notamment à Bamako, à l’aide des moyens du bord

• Le Refus pacifique d’adhérer à l’idéologie extrémiste religieuse et au radicalisme malgré les opérations de charme. Madou DIAKITE, Correspondant à Sikasso

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