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jeudi 23 novembre 2017 | Connexion

La 13e édition de la campagne nationale de promotion de la planification

La 13e édition de la campagne nationale de promotion de la planification familiale : l’accent a été mis sur l’engagement des jeunes dans la planification familiale.

Dans le cadre du lancement de la 13e édition de la campagne nationale de promotion de la planification familiale,  une conférence de presse s’est tenue  le mercredi 23 août. Ladite conférence, placée sous la présidence du directeur de cabinet par intérim, M. Hassane Ombotimé avait pour thème : « Une jeunesse responsable et engagée en faveur de la planification familiale au Mali, un moyen pour atteindre le dividende démographique ». Les conférencières étaient : Mme Borré Saran Diakité, Mme Kéita Oumou Kéita et Mme et Dr Alima Sall.

Dans son discours de bienvenue, M. Hassane Ombotimé a évoqué l’importance de la planification non seulement pour les parents mais aussi pour la santé et le bien être des enfants. Avant de terminer, le chef de cabinet par intérim du ministre de la santé et de l’hygiène publique a laissé entendre que la cérémonie d’ouverture de cette 13ème Edition, qui aura lieu le jeudi 24 aout au palais de la culture Amadou Hampathé Bah, sous la haute présidence de Mme Kéita Aminata Maïga, mettra l’accent sur la mobilisation des jeunes et des femmes dans les zones prévalence contraceptive.

Les objectifs de cette campagne sont : « accroitre le nombre actuel d’utilisatrices de la planification familiale (en mettant l’accent sur les méthodes contraceptives de longue durée d’action) et de contribuer à réduire le taux de mortalité maternelle et infantile au Mali.

Cette 13 édition est l’occasion de faire un pas vers l’atteinte d’un des objectifs pour un développement durable du plan d’action nationale de planification familiale (PANPF) et d’assurer la disponibilité des services ». Quant à Dr Bouaré Saran Diakité, chef de section santé de reproduction de la direction nationale de la santé et de l’hygiène publique, elle a évoqué la nécessité pour la jeunesse de s’intéresser à la planification familiale avant d’ajouter que l’espacement entre les enfants réduirait beaucoup de difficultés dans le foyer. Selon ce qu’elle avance, l’objectif de la planification n’est pas la limitation des naissances, mais plutôt l’espacement des naissances pour le bien être de la mère et de l’enfant ; « contrairement à ce qui se dit sur les réseaux sociaux, le Mali a opté l’espacement des enfants, mais pas  pour la limitation » ; a-t-elle précisé. Dr Borré a conclu en affirmant que notre pays fait partie des pays qui pratiquent moins la planification familiale avec seulement 10%.

Dans son intervention, Dr Alima Sall a expliqué que la jeunesse joue un rôle important dans la planification. Pour elle, la planification permettra à la jeunesse d’éviter le mariage précoce qui donne la grossesse précoce. Aux dires de Dr Alima Sall, pour maitriser la fécondité, il faut forcement passer par la planification familiale. Mme Alima Sall a enfin invité les jeunes à faire un espacement d’au moins 2 ans entre les enfants pour le bien être de leur jeune famille.

Pour Mme Kéita Oumou Kéita, la religion même n’est pas contre la planification familiale. Elle rappelle que la planification familiale n’est pas nouvelle dans notre pays ; il y’avait aussi des méthodes traditionnelle. Pour elle, même si le Mali est en retard par rapport aux autres pays du continent, il y’a quand-même de l’amélioration car, de 2%, nous sommes à 10 % aujourd’hui ;a t- elle conclut.

B. Guindo

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